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Pragnères, pari gagné !

Cap de Long – Pragnères

L’eau au sommet de sa force

Pragnères un pari gagné!

L’usine

Situation

L’usine est construite au hameau de Pragnères, au bord de la route de Lourdes à Gavarnie, près du confluent du Barada et du Gave de Pau.

La vallée supérieur du Gave est très encaissée mais s’élargit à hauteur de chaque confluent.

Bâtiment

L’ensemble de l’usine et de ses cours, ceinturé d’un mur de soutènement sur trois cotés, présente une largeur d’environ 68 m et une longueur maximum de 107 m.

le bâtiment, d’environ 50 m sur 75 m, comprend, d’avant en arrière: le hall de la salle des machines, le bâtiment d’appareillage, la galerie du collecteur et les cellules des transformateurs. cette construction est découpée en huit blocs par des joints descendant jusqu’aux fondations.

Dans le hall des machines, nous trouvons, les trois blocs des groupes et aux extrémités, d’un coté un bloc réservé à la plage de montage et au décuvage, de l’autre, le bloc correspondant au massif d’encrage de départ de la conduite forcée rive gauche. Le bâtiment d’appareillage comporte deux blocs et le dernier bloc correspond au coude d’ancrage de la conduite forcée rive droite.

Toute l’ossature est en béton armé, à l’exception des fermes qui sont métalliques. L’étanchéité des terrasses a été réalisée par bitume-asphalte.

Les annexes sont très réduites pour une usine de cette importance; c’est ainsi que les locaux du personnel, bureaux, vestiaires, etc… occupent , à l’étage, le dégagement laissé libre à l’arrière des tableaux.

Comme l’usine se trouve en bordure d’une voie de grand tourisme, un circuit de visite a été prévu; il ne recoupe en aucun point le circuit d’exploitation.

Matériel

L’usine est équipée de deux groupes turbo-alternateurs, à axe horizontal, composés chacun d’un alternateur de 80 000kVA tournant à 428 tr/mn, et de deux roues Pelton à un jet, montées en porte-à-faux aux extrémités de l’arbre; la puissance de chaque groupe est de 100 000 ch sous la chute nette normale de 1150 m. Les turbines ont été fournies par un consortium NEYRPIC-SCHNEIDER, les alternateurs par Alsrthom. les deux stators et l’un des rotors des alternateurs ont été transportés par route, de Belfort à Pragnères, par E.D.F. (S.E.T.R.A.L.).

Deux groupes sont installés en première étape. L’emplacement est réservé pour un troisième groupe, qui ne fonctionnera que sous la chute rive gauche, les deux premiers étant alors réservés à celle de rive droite.

Les alternateurs sont auto-ventilés en circuit fermé, l’air étant refroidi par des réfrigérants à circulation d’eau situés dans la fosse; Ils sont reliés directement à un transformateur 10/220 kV de la Société Savoisienne,  constitué de trois éléments monophasés d’une puissance unitaire de 26,6 MVA et dont le refroidissement est assuré par circulation d’huile dans des réfrigérants hydrauliques.

L’alimentation des auxiliaires est assurée en alternatif 380/220 V par deux groupes auxiliaires turbine-alternateur d’une puissance de 300 ch chacun alimentés par une dérivation de la conduite du Barada; celle-ci correspond à une prise d’eau secondaire de l’usine de LUZ I et la conduite d’adduction passe à l’emplacement même de l’usine de Pragnères. Les turbines auxiliaires utilisent donc une partie de l’eau de la chute de LUZ I, l’eau pouvant venir soit de la prise du Barada, soit de la galerie de LUZ I.

Les transformateurs 10/220 kV sont placés dans des cellules accolées au mur arrière du bâtiment. La liaison se fait par barres avec les groupes, et en aérien avec le poste extérieur. le décuvage est effectué dans l’usine en utilisant le pont roulant de la salle des machines.

Raccordement à la chute de LUZ II

Le canal de fuite de l’usine de Pragnères franchit le Gave par un pon- canal pour rejoindre la galerie de LUZ II.

Postes

L’énergie produite par les alternateurs de Pragnères est évacuée en 220 000 V par trois départs.


  • un départ vers Montauban, avec coupure au poste de Lannemezan;
  • un départ vers Bordeaux,
  • un départ vers Sabinanigo (Espagne)

Il a fallu prévoir également à proximité de l’usine un poste de 60 000 V pour d’une part, assurer sous cette tension l’alimentation de la station de pompage où la puissance  installée atteindra 50 000 kVA et, d’autre part, assurer l’évacuation de la puissance produite par les usines nouvelles de Gèdre et de Luz II (60 000 kVA). Les lignes actuelles, qui s’en vont vers le poste de Lau-Balagnas (transformation de 60 000 en 150 000 V) sont déjà saturées par la production des usines existantes; comme il est préférable d’évacuer sous 220 000 V la plus grande partie de l’énergie de la vallée, celle produite aux usines de Gèdre, Esterre et Luz, est amenée à Pragnères, où la tension sera élevée de 60 000 à 220 000 V.

Cité d’exploitation

Elle comporte:

  • 2 maisons à quatre appartements
  • 1 maison à deux appartements
  • 1 villa pour le chef d’usine

Exécution des travaux

Les premiers travaux de déroctage le long de la conduite forcée rive droite ont été commencés pendant l’été 1949 et ceux de de la station de pompage en fin d’année. le premier téléphérique provisoire n’étant pas en service, ces travaux ont été exécutés au prix de nombreuses difficultés.

Mais il importait d’assurer au plus tôt la sécurité vis à vis des chutes de pierres, sur la plate-forme des postes de transformation, au pied de la falaise. Pendant ce temps, les fouilles de l’usine et des postes étaient commencées. le gros oeuvre de l’usine et des postes a été réalisé pendant les années 1951-1952:

Terrassements pour l’usine: 60 000 m3

Terrassements pour les postes: 23 000 m3

Béton pour l’usine: 21 000 m3

Béton pour les postes: 6 000 m3

Acier: 1 200 tonnes

La mise en service de l’usine a eu lieu en mars 1954.

A la station de pompage, les 15 000 m3 de déroctage ont été effectués pendant les campagnes 1950 et 1951. Le bâtiment fut achevé en 1953 (5 000 m3 de béton). Le manque de place et la raideur des pentes pour disposer les cantonnements à l’extérieur les ont fait établir dans des rameaux de galeries percés dans la falaise. La station a été mise en service en juin 1955.

Les travaux de génie civil ont été exécutés par les entreprises suivantes:

Compagnie Parisienne d’Entreprises: usine et poste 220 000 V;

Société d’Études et de Travaux: Station de pompage et génie civil de la conduite forcée rive droite, Poste 60 000, génie civil des deux téléphériques

Travaux souterrains (sous-traitant de S.E.T.): Partie supérieure de la cheminée d’équilibre rive droite;

Entreprise Béguère: Travaux divers aux abords de l’usine (route d’accès aux postes et terrassements préliminaires, prise d’eau, canal de fuite et pont-canal);

Entreprise B.A.C.C.I.: Génie civil de la conduite forcée rive gauche.

Les  études de génie civil de la station de pompage, de l’usine et les bâtiments divers, avaient été confiées à MM. SECHAUD et METZ; celles des postes ont été faites conjointement par MM. SECHAUD et METZ et l’Entreprise Industrielle. G. APPIA fut l’architecte pour cet ensemble.

Les Études des installations électrique ont été effectuées par l’Entreprise Industrielle pour l’usine et les postes et par la Compagnie Electro-Mécanique pour la station de pompage.

Productibilité

les bassins versants intéressés sont actuellement de 27,5 km2 pour la rive droite et 44 km2 pour la rive gauche; en y ajoutant ceux de la Haute-Neste, qui font encore l’objet de négociations avec les services de l’Agriculture, et ceux de l’Ardiden qui font partie de la tranche de travaux actuellement en cours, le bassin versant total est de 99 km2. les apports dérivables correspondants sont estimés en moyenne à 150 millions de mètres cubes par an, répartis par moitié sur chaque rive.

Ainsi la productibilité des usines de Pragnères et LuzII pourra atteindre, en moyenne, 475 Millions de kWh par an (375 à Pragnères, 100 à LuzII). Compte tenu de l’énergie enlevée aux usines existantes, l’énergie nouvelle est estimée à 390 millions de kWh.

L’énergie de pompage sera de l’ordre de 40 millions de kWh, dont les trois-quarts en heures creuses. Mais c’est surtout aux 250 millions de kWh de réservoir qu’il faut penser, et que pourront produire chaque hiver les usines en serie de Pragnères, Luz II, Pont de la Reine et Soulom avec le gros flot de la fonte des neiges, stocké au printemps dans le réservoir de Cap de Long. cette énergie représentait à la mise en service de Pragnères, la moitié environ de l’énergie des réservoirs des Pyrénées.

La vallée de Luz fournissait 400 millions de kWh en 1948 (les Hautes-Pyrénées à la même époque produisaient 1 000 kWh). A l’achèvement des travaux en cours la vallée de Luz produira 900 millions de kWh.

L’inauguration


Photographies Alix

Archives EDF

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