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Les Hautes-Pyrénées au début du XIX siècle.

NOTE DE L’EDITEUR

« Le livre entre vos mains réunit deux textes essentiels pour la connaissance du département des Hautes-Pyrénées, puisqu’il s’agit – rien de moins ­que de sa toute première description, depuis la création des départements issus de la Révolution française.

Rappelons brièvement le contexte en quatre dates. 9 et 10 novembre 1799 : le coup d’État du 18 et 19 brumaire de l’an VII renverse le Directoire et le remplace par trois consuls provisoires, Bonaparte, Cambacérès et Lebrun; 2 août 1802 : le Sénat proclame Napoléon Bonaparte Consul à vie; 18 mai 1804: Bonaparte devient l’empereur Napoléon 1er ; 2 décembre 1804 ; cérémonie du sacre de Napoléon et Joséphine, à Notre-Dame de Paris, immortalisée par le fameux tableau de David visible au musée du Louvre.

Napoléon veut connaître l’état de la France. Dès le Consulat, il commande un état des lieux très complet du pays en demandant aux préfets de lui remonter un rapport le plus exhaustif possible sur la situation, géographique, économique, et sociale, du département dont ils ont fa charge.

Dans les Hautes-Pyrénées, c’est Pierre Laboulinière, secrétaire général de la préfecture de Tarbes, qui va s’attacher à répondre aux désirs du nouveau gouvernement.

En 1804 (An XII), Pierre Laboulinière rédige d’abord et fait imprimer à Tarbes, chez F. Lavigne, imprimeur de la Préfecture, un texte d’une centaine de pages intitulé « Extrait du plan de statistique générale » qu’il envoie à quelques destinataires privilégiés choisis » parmi les personnes les plus éclairées du département II, afin de l’aider à récolter un maximum de faits précis, sur un catalogue de domaines aussi nombreux que bien déterminés, dans le but de rédiger un rapport très détaillé sur le département des Hautes-Pyrénées. Grâce à René EscaHre, président de la Société d’Études des Sept Vallées, à Argelès-Gazost, et heureux propriétaire de l’exemplaire envoyé à l’époque à un dénommé Miqueu, médecin à Ossun, nous sommes en mesure de publier ce texte préliminaire, véritable discours sur la méthode, révélateur de la manière dont les informations ont été recueillies. Merci à René EscaHre de nous avoir confié cet ouvrage pour que nous puissions le redonner à lire facilement ici désormais.

En 1807 (le calendrier républicain ayant été aboli depuis le 1″‘ janvier 1806), paraît, encore imprimé chez F. Lavigne, rue de la Loi, n0144 à Tarbes, l’Annuaire statistique du département des Hautes-Pyrénées dont le titre complet annonce qu’il contient l’Introduction du Grand Mémoire Statis­tique pour l’an 9 (1801) ; le chapitre entier de la Topographie; une Analyse et des Extraits des quatre autres chapitres, un supplément sur les change­ments survenus depuis l’an 9, des Tableaux synoptiques, etc. etc. Réim­primé à l’identique par les éditions Jeanne Lafitte en 1980, un exemplaire de cet ouvrage de 448 pages (hors tableaux) nous a été confié par Louis Albesa, que nous remercions, ainsi que pour son travail de relecture.

Ce texte comporte, dans sa version d’origine, un ensemble de Il bizarre­ries» au niveau de sa présentation, qui révèlent à un œil averti les aléas de la conception d’un ouvrage aussi ambitieux et l’envie de son auteur, jus­qu’au bout, de rendre un rapport aussi complet que possible. Il se présen­te en trois parties : une introduction de 22 pages, suivie de deux pages blanches (précision importante), puis vient la description du département, de la page 25 à la page 411 (page 412 blanche), suivie d’une mise à jour allant de l’an IX (1801) au bouclage de la parution (1807). Le tout étant complété par un ensemble de données présentées sous forme de tableaux. La lecture de l’introduction surprend. Elle annonce les grands thèmes de la description du département que l’on va trouver ensuite, mais la conjugaison employée semble trahir, au moins à cet endroit, le fait qu’elle ait été rédigée après coup: Laboulinière, parlant des « Administrations municipa­les» les introduit ainsi: « Les réflexions que j’ai présentées, au sujet de ces administrations, m’ont été dictées… ». Formulation incorrecte. En tout état de cause, Laboulinière aurait écrire « Les réflexions que je vais présen­ter… ». Nous avons en fait tout lieu de croire que Laboulinière a rédigé son introduction au tout dernier moment, alors même que le reste de l’ouvrage était déjà imprimé. C’est techniquement possible: il suffit d’avoir convenu avec l’imprimeur de lui réserver un ensemble de cahiers entiers qui seront composés après coup. Le livre étant fait d’un assemblage de cahiers de huit pages, on peut très bien imaginer que l’imprimeur a commencé à imprimer le texte des pages 25 à la fin, tandis que Laboulinière rédigeait encore le texte de son introduction qui viendra occuper les trois premiers cahiers, jusqu’à la page 22… d’où les pages 23 et 24 restées blanches! Vide illo­gique, mais vide qui s’expliquerait par un manque de longueur de texte pour finir de remplir le cahier concerné.

Cette présentation un peu déroutante, devenant encore moins évidente avec les renvois sur les tableaux (présents ou absents !) insérés en avant et en arrière du texte, il nous a semblé avantageux pour une meilleure lecture aujourd’hui de revoir l’ordonnancement du texte original. Rien n’a été retranché, mais nous avons procédé à une recomposition bâtie autour du cœur du texte: l’introduction de Laboulinière se retrouve en tête de chaque thème, en italiques, et dans un caractère plus petit; puis vient le cœur du texte, puis le supplément est placé à la fin de chaque thème comme un complément d’information, composé lui aussi en caractères plus petits et présenté en retrait. Enfin, les tableaux ont été intégrés dans le texte. Toute intervention ponctuelle de notre part (par exemple pour supprimer l’évo­cation d’un tableau qui ne figure pas dans l’édition originale) a été men­tionnée par des crochets carrés.

Nous espérons avoir donné ainsi une unité plus claire à ce texte qui mérite vraiment d’être découvert ou relu, par tous ceux qui s’attachent à mieux comprendre les Hautes-Pyrénées d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi par tous ceux qui s’intéressent tout simplement à la vie quotidienne de nos aïeux et à l’histoire de notre pays.

,.. Le général Serviez, préfet du département des Basses-Pyrénées, qui ne deviendront Atlantiques que beaucoup plus tard, est l’auteur du même rapport pour ce département voisin. Ce texte, également accompagné d’un complément, a été réédité sous le titre Les Pyrénées-Atlantiques au début du XIX- siècle par les éditions MonHélios en 2004.


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