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La cueillette de l’eau: le système pyrénéen

Cap de long – Pragnères

L’eau au sommet de sa force

La cueillette de l’eau: le système pyrénéen

Pour répondre au besoin croissant en électricité dans le Sud-Ouest, l’implantation d’une centrale de grande puissance était nécessaire.

Le site de Pragnères , dans la vallée des Gaves pouvait accueillir ce projet en offrant une possibilité de très haute chute.

Le courant alternatif ne se stocke pas, mais l’eau pour le produire, oui!

Utilisant l’inventaire hydraulique du secteur dressé par l’Abbé  Ludovic LAURIER (1875-1931) la recherche d’un emplacement pouvant retenir une grande  quantité d’eau fut entreprise.

Si la vallée des Gaves possède de nombreuses sources de captage, elle ne possède pas une vaste vallée qui puisse être fermée par un barrage.

C’est donc dans le massif du Néouvielle, coté vallée d’Aure, que le site de Cap de Long (2160m d’altitude) fut choisi comme  réservoir grâce à la construction d’un barrage de 101m de hauteur.

En vallée des Gaves, c’est le hameau de Pragnères qui accueillerait la centrale de production d’électricité.

Sur les rives gauche et droite du Gave, un système de galeries collecte l’eau de lacs, ruisseaux, torrents, et affluents pour aboutir à Pragnères qui turbine toute cette masse d’eau.

Ce réseau équipé de stations de pompage est destiné aussi a refouler ces eaux vers les barrages de Cap de Long et d’Aubert afin de les stocker et ensuite les utiliser à la demande.

L’eau est collectée, refoulée, stockée au printemps , elle est ensuite renvoyée et turbinée en heure de pointe quand la demande ponctuelle sur les réseaux est très importante.

Document EDF

L’équipement de la chute de Pragnères est prévu en plusieurs étapes.

Première étape:

Rive droite

Equipement complet des adductions (gravité et pompage). Depuis Gèdre, toutes les eaux de la rive droite du Gave de Pau rejoignent les torrents orientés Sud-Nord parallèlement au Gave et se déversent dans la Bastan en provenance du Tourmalet. Tous ces affluents du Bastan, ainsi que le Barada qui d’ordinaire rejoint directement le Gave , seront drainés et dirigés vers le lac de Cap De Long capable d’accueillir 67 millions de m3 environ grâce à son barrage de 101m de haut.

Réservoirs

  • surélévation à la cote 2.160 du Lac de Cap de Long (66.7 Mm3 utilisables)
  • raccordement au Lac de Cap de Long des Lacs d’Aubert (4.6 Mm3) et Aumar (1.2 Mm3) dans leur état actuel.
  • aménagement du Lac d’Escoubous (1.4 Mm3) comme modulateur de pompage
  • Total des accumulations = 73.9 Mm3

Rive gauche

Du coté rive gauche, les bassins versants se situent à plus basse altitude que sur la rive droite. Il sembla judicieux de créer une dérivation à l’altitude de 1835m, de traverser la vallée par une conduite forcée sur l’usine de Pragnères et de refouler ces eaux vers Cap de Long et Aubert à l’aide de la station de pompage située à la cote 1700.

Cette dérivation de la rive gauche comprend une galerie de 11.3 km de longueur, reliant le réservoir journalier de 130 000 m3 des Oulettes d’Ossoue, dont le niveau varie de 1829 à 1835, à la conduite forcée de l’usine de Pragnères. La cote de restitution est 906.20, ce qui donne une une chute brute maximum pour turbinage de en basse eaux de 929 mù. La hauteur brut maximum de refoulement pour pompage en hautes eaux dans le lac de Cap de Long, situé à la cote 2 160, est de 330 mètres.

Cette galerie comprend deux parties: a l’amont la galerie d’Ossoue et à l’aval la galerie de Cestrède. Le bassin versant est de 44 km2, correspondant en année moyenne , à 65 millions de m3 dérivés. La galerie est prolongée le long du massif de l’Ardiden.

La Galerie d’Ossoue d’une longueur de 8.6 km de longueur peut fonctionner, sdoit à écoulement libre, soit en légère charge.

Elle reçoit au passage, de l’amont vers l’aval:

  • les apports de Holle et des affluents de rive droite du gave d’Ossoue, Saousse, et Canaou, par l’intermédiaire de 2600 m de galeries, de 2700 m de canaux et d’un siphon métallique de 900 m de longueur, qui assure le franchissement de la Vallée d’Ossoue à 1800 m en aval du petit barrage des Oulettes;
  • les apports d’Aspé par l’intermédiaire d’un puits vertical de 18 m débouchant dans la galerie;
  • les apports de l’Oule de Cestrède par un puits débouchant dans une fzenêtre

La Galerie de Cestrède dans sa partie aval, de 2.7 km de longueur, est calée 35 m plus bas que la précédente et raccordée à celle-ci par un puits incliné de 53 m.

La Dérivation de l’Ardiden, que réalisent les galeries d’Ossoue et de Cestrède s’arrête à l’aplomb de l’usine de Pragnères et intéresse tous les torrents de la rive gauche situés à l’amont, c’est à dire depuis le Cirque de Gavarnie. Les torrents situés à l’aval, le Litouèse et ceux du Cirque du Lassariou vont être également drainés vers Pragnères et ramenés à la partie supérieure de la cheminée d’équilibre de rive gauche.

Le projet de de l’Ardiden, comporte essentiellement:

  • un canal collecteur de 1 900 m (dont 300 m de galerie) assurant le drainage du Cirque de Lassariou ;
  • une galerie de 1980 m joignant le Cirque du Lassariou à la cheminée d’équilibre.

Le bassin versant intéressé est de 8 km2, correspondant à environ 12 millions de m3 d’eau par an, réserves agricoles déduites.

La station de pompage.
Les eaux de pompage de la rive gauche doivent être pompées pendant la fonte des neiges et les crues d’automne, dans le réservoir de Cap de Long, pour contribuer à son remplissage. En année d’hydraulicité moyenne, cette contribution szera de l’ordre de 50% de la capacité du réservoir, soit 30 à 35 millions de mètres cube, correspondant à un peu plus de 2/3 du volume de la fonte des neiges sur les bassins de la rive gauche.


Une puissante station de pompage a donc été installée à Pragnères; les pompes n’ont pas été placées dans l’usine par suite des difficultés de construction pour une telle pression (125 kg/cm2) et des complications dans le shéma hydrolique, mais 800 m plus haut sur la conduite forcée de la rive droite: la cote 1690 a été choisie pour assurer une contre pression suffisante à l’aspiration des pompes, compte tenu des pertes de charge dans les 3 km de conduite forcée qui séparent la station de la galerie rive gauche. La charge statique maximum sur les pompes est ainsi de 470 m.

Deux collecteurs de 1.40 m de diamètre sont branchés sur la conduite forcée de par et d’autre d’une vanne de sectionnement de 1.50 m de diamètre et se développent tout au long du bâtiment de pompage placé latéralement par rapport à la conduite forcée.

Le collecteur de l’usine qui assure la liaison entre les deux conduites de  rive droite et de rive gauche, comporte deux vannes sphériques de sectionnement, dont la manoeuvre permet, quand la vanne de la station de pompage est ouverte, de turbiner avec un ou deux groupes sous la chute de cap de Long, ou avec un groupe sous la chute de rive gauche, ou simultanément avec un groupe sous chaque chute. Quand la vanne de pompage est fermée et les deux vannes du collecteur de l’usine ouvertes, le circuit de pompage est établi et il est même possible quand les pompes sont en marche de turbiner à l’usine l’excédent du débit de rive gauche qui n’est pas pompé.

Sources: Archives EDF, Archives départementales (65), Glaciers et Torrents de Pierre Rousseau

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