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Grézian: Monographie de 1887.

Monographies de 1887.

A l’occasion de l’Exposition Scolaire de 1885, le Ministre de l’Instruction Publique avait prescrit à tous les Instituteurs de rédiger une description de la commune où ils exerçaient leur profession. Comme il était souvent un enfant du pays, l’instituteur connaissait le dialecte et les coutumes locales.  Il recueillit les traditions locales auprès des anciens.

Ces études ont été centralisées à Paris, puis réparties dans les Académies. Nous trouvons celles des Hautes-Pyrénées aux Archives Départementales.

Elles sont cependant de qualité – et de taille – très inégales. Certaines font à peine quelques pages, d’autres plus de deux cents; quelques-unes ne représentent rien de plus qu’un banal devoir sur un sujet imposé, d’autres sont tout à fait remarquables.

Ces monographies, obéissent à un plan strictement pré-établi:

1. - Présentation détaillée et situation géographique de la Commune,

2. - Population,

3. - Chiffrer les différentes productions agricoles, éventuellement industrielles,

4. -  Décrire les moyens de communication,

5. -  Commerce local,

6. -  Histoire de la communauté,

7. - Faire le point sur l’enseignement primaire dans la commune, depuis une étude historique jusqu’à la description minutieuse du bâtiment d’école, en passant par les problèmes d’absentéisme, de l’état de l’instruction au niveau local, du traitement de l’instituteur et même du contenu de l’armoire bibliothèque.

Grézian

Grézian est une petite commune du canton d’Arreau, dans l’arrondissement de Bagnères, département des Hautes-Pyrénées. Elle est située par environ 42° 58′ de latitude boréale et 2° 05′ de longitude occidentale.

Ses limites sont : au nord, les communes de Cadéac et Lançon, à l’est, celles de Lançon et de Gouaux, au sud celle de Bazus et à l’ouest celles de Guchen et d’Ancizan. Sa longueur du nord au sud est de 2 km, 100; sa largeur de l’est à l’ouest de 1km. Sa superficie est de 189 hectares 23 a. 93 c. Nous remarquons en outre que Grézian fait partie de la réunion des quatre Communes, Ancizan, Guchen, Cadéac et Grézian pour la possession indivise de la montagne dite des Quatre-Véziaux portée dans le plan cadastral d’Ancizan. Les produits de cette montagne sont partagés entre les quatre Communes au prorata des feux allumants.

De Grézian au chef-lieu de canton Arreau, il y a 4 kilomètres, au chef-lieu d’arrondissement Bagnères de Bigorre, 40 kilomètres; au chef-lieu du département, Tarbes 61 kilomètres. Grézian se trouve au sud du Canton d’Arreau, dans la partie moyenne de la vallée d’Aure qui s’élargit à partir de Cadéac et forme entre Arreau et Grézian une petite plaine de 80 mètres de large. A droite et à gauche, le terrain se relève en partie assez accentuée, mais pourtant d’un facile accès, d’un côté vers le val d’Ancizan que surmonte de sa hauteur de 300 mètres l’énorme massif de l’Arbizon; de l’autre vers le petit vallon de Gouaux couronné par une vaste forêt de sapins. Le massif de l’Arbizon sépare la vallée de celle de Campan et de Barège; le contrefort de l’est la sépare de la vallée secondaire du Louron; vers le sud et fermant l’horizon, la crête dentelée des Pyrénées avec ses diverses colorations suivant l’état de l’atmosphère au sud est un mont noir de sapins qui domine Guchen derrière lequel s’enfonce la sombre gorge d’Aulon; au nord la vallée s’enfonce entre ses deux contreforts qui s’abaissent insensiblement.

Grézian adosse ses maisons en amphithéâtre contre le contrefort de l’est ayant en face Ancizan disposé dans le même sens contre la pente de l’ouest. Le relief du sol s’accentue au levant surtout vers Lançon; la vue des trois communes Lançon; Gouaux et Grézian est à 950 mètres d’altitude. Un ruisseau qui descend de Gouaux coupe cette partie en deux; celle du nord occupée par des terres labourables, celle du sud-ouest par des prairies en grande partie.

Le village est placé à 1400 mètres et 700 mètres des points limites nord et sud de la commune et à moitié distances des mêmes points est et ouest. Le terrain affecte la forme d’un grand rectangle dont les grands côtés seraient à l’est et à l’ouest; les petits au sud et au nord.

Le sol formé des alluvions de la Neste et du ruisseau de Gouaux, renferme tous les éléments. La pente du nord-est de nature calcaire, on y trouve des carrières de pierre de taille en état d’exploitation; parfois on cuit cette pierre pour obtenir de la chaux.

Deux cours d’eau arrose la commune : la Neste et le ruisseau de Gouaux. La Neste entre à la point sud-ouest du village, décrit une courbe en se dirigeant vers le point ouest du village, puis repart vers l’est et revient vers le chemin n° 19 qu’elle suit parallèlement jusqu’au nord? Dans ces deux coudes elle dégrade trop souvent les prairies qui sont sur ses bords et on peut bien évaluer à une vingtaine d’hectares le terrain ainsi perdu. Le ruisseau de Gouaux descend de ce village situé au sud-est de Grézian, se jette dans ce dernier endroit dans la Neste après avoir servi à l’arrosage des prairies sises sur son parcours.

Les fortes crues de ces deux cours d’eau ont lieu généralement de mi-mai à mi-juin et dans le mois de septembre à la suite des fortes pluies accompagnées quelquefois de grêle qui tombe abondamment sur les hauts sommets de nos montagnes; celles du ruisseau n’offrent guère de danger mais par contre celles de la Neste occasionnent toujours des dégâts considérables dans les propriétés riveraines. C’est alors un vrai fléau. Du côté est du pont, jeté à la sortie du village sur la Neste, est dévié un canal qui sert à faire fonctionner une filature de laine.

Grézian est à 735 mètres d’altitude; le climat est froid, à part quelques journées des mois de juillet et d’aout pendant lesquelles le vent du sud souffle. L’hiver dure depuis la fin novembre jusqu’ aux derniers jours de mai. Mais la neige tombe parfois bien avant et après ces dates et les gelées hâtives et tardives sont à redouter. Grézian est quelque peu abrité et exposé au midi; c’est l’endroit de la haute vallée où les fruitiers arrivent le mieux. La température moyenne doit être de 11° à 12°, avec des écarts de 15 à 30. Les vents qui soufflent d’ordinaire sont : Ouest et sud-ouest pendant le mauvais temps, sud vent d’orage chaud, nord, brise légère et fraîche pendant les belles journées d’été.

L’endroit est sain; on pourrait exiger cependant plus  de propreté et d’air dans les rues et les habitations.

II

Le recensement de 1886 donne à Grézian une population de 144 habitants; cette population reste stationnaire puisqu’en 1881 elle était de 143. La population agglomérée est de 139 habitants, une habitation qui comprend 5 personnes se trouve à 300 mètres du village.

Un conseil municipal composé de dix membres administre la commune. A la tête de la municipalité est le maire secondé par un adjoint. Les fonctionnaires municipaux sont : le secrétaire de mairie, le garde-champêtre, le valet commun, le fossoyeur, le sonneur de cloches. Les autres fonctionnaires sont : l’instituteur, le curé etc.

Grézian fait partie de la perception d’Arreau. Le de poste et télégraphe d’Ancizan le dessert. Le facteur fait tous les jours une distribution à 8 heures en hiver, à 7 heures en été, et une première levée. La deuxième est faite quand il descend de Gouaux à 9 heures ou 10 suivant la saison. La distance d’ailleurs de l’endroit au bureau n’est que de 1 kilomètre.

La valeur du centime est de 0 frc, 68.

Les revenus ordinaires se composent de la partie du revenu total de la montagne des Quatre-Véziaux qui incombe à la commune et qui provient des coupes de bois et de la vente des herbes de cette montagne. Grézian nomme 3 des 12 membres qui composent le syndicat administrant l’indivis. Le montant des revenus ordinaires s’élève à la somme de 332frcs et tend à diminuer vu le peu de rendement du bois depuis quelque temps.

III

Dans nos montagnes les productions agricoles sont fort peu de chose à part les fourrages. Celui des prairies peut être évalué à 2500 quintaux métriques environ. En fait de grains ou récolte :

blé ……………..130 hectolitres

seigle ………….80 hectolitres

Maïs …………….20 hectolitres

Orge ……………..5 hectolitres

Haricots ………30 hectolitres

Sarrasin ……….10 hectolitres

Les pommes de terre d’excellente qualité grâce au terrain sablonneux et léger 500 hectolitres. On en vend quelquefois une partie; mais pour ce qui est des graines, la récolte est insuffisante pour les besoins de la population. On fait encore diverses petites cultures, lin, pois, lentilles, raves, etc.

La culture, est très routinière; les progrès sont fort lents, l’outillage défectueux, les capitaux manquent et la propriété est très morcelée. On ne peut guère signaler de mieux qu’en fait de voirie. Les transports, grâce au bon nombre et au parfait état des chemins, sont très faciles.

Une partie du terrain communal au nord-est sur une superficie d’environ 30 hectares est couvert par une forêt de hêtres, chênes et sapins. On y fait des coupes affouagères généralement. Le bois marchand se trouve dans l’indivis des Quatre-Véziaux. Le reboisement a été opéré dans tous les endroits où il n’y a pas de propriétés particulières. La totalité des forêts est soumise au régime forestier des Quatre-Véziaux.

La grande partie des animaux appartiennent à la race bovine, on rencontre aussi quelques troupeaux  de bêtes à laine plus nombreux, pendant la belle saison, où ces bêtes trouvent leur nourriture dans les pacages montagneux de l’Arbizon. La plupart des propriétaires possèdent aussi une ou plusieurs juments poulinières; l’espèce bovine appartient à la race  d’Aure; l’espèce chevaline est la race navarraise, croisée par des étalons de demi-sang ou par sang arabe, de la station d’Arreau et du dépôt de Tarbes. Les soins, la propreté, l’air dans les granges font défaut à tous ces animaux, dont les produits seraient bien meilleurs si l’élevage était mieux entendu; l’espèce bovine compte environ 157 sujets, l’espèce chevaline 20 et l’espèce ovine 160. En outre, chaque maison a sa basse cour plus ou moins garnie de volatiles et engraisse un ou plusieurs porcs pour les besoins du ménage.

La chasse est tolérée par les propriétaires dans leurs terrains; elle dure de mi-aout à fin novembre. Il n’y a pas de chasseurs à permis dans l’endroit, on braconne plus ou moins; mais seulement pour la chasse au lièvre pendant l’hiver. En septembre on chasse les oiseaux de passage, caille, étourneau, râle, tours; les canaris en hiver. Dans cette dernière saison à l’affût, le lièvre et le renard. On trouve quelques coqs de bruyère dans les bois des hauteurs.

La pêche a lieu à la nasse, à la main ou au filet : on pêche dans la Neste la truite et l’anguille. Malheureusement il est des gens qui empoisonnent les poissons par le chlorure de chaux.

A sa pointe nord près de la limite de Cadéac, Grézian possède des carrières de pierre de taille, elles sont en état d’exploitation. Au nord du pont sur la rive droite est située une filature de laine.

La commune de Grézian est coupée du nord au sud par le chemin de grande communication n° 19 de Montréjeau à St Lary; il passe à l’entrée du village qu’il laisse à l’est. Les chemins vicinaux sont : de Grézian à Lançon par Gouaux, de Grézian à Ancizan, celui-ci passe la Neste sur un pont de chevalets d’une longueur de 50 mètres. Sa première construction date de temps immémorial; sa dernière rectification a eu lieu après la grande inondation de 1834, époque à laquelle il fut totalement emporté par la Neste.

Grézian communique avec son chef-lieu de Canton par deux voies; par le chemin de grande communication n° 19 qui suit la rive droite de la Neste, et par le chemin vicinal n° 129 d’Auch aux Pyrénées.

Pour se rendre à Bagnères, on suit diverses directions à pied ou à cheval par le val d’Ancizan et la Hourquette ou col; en voiture par le col d’Aspin en suivant la route thermale n° 1; ces deux voies descendent dans la vallée de Campan en voiture encore par Capvern et l’Escaladieu route départementale n° 3. Enfin la voie ferrée de Lannemezan à Tarbes avec embranchement sur Bagnères après avoir fait le trajet en voiture en suivant la route n° 129 jusqu’à la gare de ce dernier endroit. Pour se rendre à Tarbes on choisit cette dernière voie.

De Lannemezan à Arreau, le service est fait par une diligence publique trois fois par jour; d’Arreau à Vielle-Aure par une voiture publique, deux fois par jour; il y a un arrêt de celle-ci à Ancizan. Ces voitures transportent dépêches, bagages et voyageurs. Il y a un service de camionnage pour les gros colis de la gare à Arreau.

Le commerce local est fort peu important. Il consiste dans la vente des animaux dans les foires environnantes. Nous pouvons ajouter quelques spéculations sur les sujets de race ovine achetés au printemps dans les marchés de Lourdes et environs, tenus pendant l’été dans la montagne où l’on fait du fromage avec le lait qu’ils donnent, et revendus à la fin de la belle saison comme viande de boucherie. C’est le commerce des galoches. Puis les ventes de bois communaux.

Nous indiquerons quelques restes de mesures locales : longueurs : Canne, Empan, pouce, ligne. Surfaces : journal, couperade; capacités : boisseau, tasse, pugnère; pour les poids : quintal, livre, once.

IV

Il n’est guère facile de donner une étymologie probable à nos noms de village. En général, elle doit dériver de l’idiome local; car le pays n’a guère été fréquenté et grâce à sa pauvreté a été dédaigné des divers envahisseurs de notre patrie. Grézian nom officiel de la localité se trouve à l’est de la vallée de sorte que le soleil n’y donne que lorsqu’il est grand jour.

L’histoire municipale de la commune est presque aussi difficile à établir que l’étymologie. Les documents manquent absolument. Avant la Révolution, Grézian faisait comme maintenant partie des Quatre-Véziaux, son histoire est intimement liée à celle des quatre Communes qui alors avaient une administration commune. L’un des faits les plus remarquables, c’est l’acquisition de la montagne indivise qui selon de vieux titres disparus aurait été donnée par des comtes d’Armagnac. Campan voulait être plus tard propriétaire d’une grande partie du terrain. Un procès fort long s’ensuivit et il ne fut réellement terminé qu’au commencement du siècle. La tradition rapporte aussi que Grézian a eu dans le moyen-âge des seigneurs féodaux; on voit encore au nord de la localité quelques restes de leur castel qui finissent par disparaître sous les ronces; leur étendue témoigne que là devait s’élever une vaste demeure.

Il est fort probable pourtant que les maîtres n’étaient que de petits tyrans locaux, vassaux des seigneurs d’Asté.

Le premier fait historique dont il soit fait mention et qui intéresse nos communes d’Aure, c’est une descente des Sarrasins d’Espagne, qu’un certain roi d’Aragon, appelé à leur secours par les Aurois, battit complètement près de Cadéac, au lieu dit « Camp Bataillé IX° ou X° siècle. Nos villages, grâce à leur peu de proximité avec le pouvoir central, gardèrent pendant toute l’ancienne monarchie une ombre d’administration municipale.

Chaque paroisse avait un certain nombre de consuls chargés de soutenir les intérêts de la commune et des particuliers.

Depuis 89, Grézian à l’instar des autres communes a son administration municipale selon nos diverses lois organiques. A cette nouvelle période appartiennent la fin du procès avec Campan au sujet de la montagne; soumission des forêts au régime forestier, reconstruction du pont après 1834; construction de la mairie et maison d’école près des ruines du vieux Castel; construction du presbytère, construction des chemins vicinaux; construction des fontaines en 1877, démolition de la mairie menaçant ruine en 1886 et réédification de cette dernière ainsi que de la maison d’école au sud du village? Avant 89, Grézian faisait partie de la Sénéchaussée d’Auch, depuis elle est comprise dans le canton d’Arreau, district de Bagnères, département des Hautes-Pyrénées.

Une légende, peut-être un fait vrai, se conserve par tradition dans les Quatre-Véziaux au sujet de la montagne. Nous avons dit que Campan voulait tout ou partie de l’indivis. Or on décida entre les quatre communes et Campan que le point en  litige se viderait en combat singulier. Le champion campenois était un colosse; celui d’Aure un homme de petite taille. Le premier en le voyant se retourna vers ses partisans et leur dit : »Ecrivez Messieurs de Campan, la montagne est à nous! » Mais il eut lieu de se repentir de sa présomption, le petit Aurois terrassa  le colosse de Campan et cette commune dût se reconnaître vaincue; cette légende reste toujours un hommage rendu à l’adresse contre la force brutale.

L’idiome local est le patois gascon dérivé, ainsi que notre langue, en grande partie du latin. Nous n’avons pas de chants locaux. Les mœurs gardent toujours quelque chose de la bonne rudesse naïve d’autrefois, quoique pourtant la civilisation se fasse peu à peu, grâce à la facilité des communications au développement de l’instruction; à la lecture de plus en plus assidue des journaux.

Il nous reste des croyances superstitieuses revenants, sorciers etc.; quelques habitudes surannées et grossières; mais tout disparaît petit à petit devant la lumière qui se fait chaque jour.

Tous les habitants de la commune suivent le culte catholique. En fait de costume, la seule particularité qu’on puisse noter, c’est que les habits d’homme sont faits en grande partie avec des draps fabriqués en laine du pays et dans l’endroit même: le burel, le cadis. On porte généralement le bérét béarnais. Les femmes couvrent leur tête et leurs épaules du capulet noir, blanc, bleu ou rouge, le corps entier de la mante noire ou blanche.

Le pain est le principal aliment en usage dans l’endroit. On le fait le plus souvent avec de la farine de seigle, de méteil, plus rarement avec de la farine de blé pur. on mange de la bouillie ou des galettes de maïs et de sarrasin mêlées à du lait ou du beurre. La soupe, en usage surtout au repas du matin, se fait à la graisse et au lard. Les pommes de terre se consomment de toutes les façons. En fait de viande, on mange de temps en temps de la viande fraîche de mouton ou de veau; à peu près tous les jours du porc salé: lard, saucisson, jambon; de la viande salée de brebis en hiver. Ajoutons à cela de la volaille de loin en loin, des œufs, du fromage fabriqué dans l’endroit. Le vin, boisson du repas se fait de plus en plus rare surtout dans les tables pauvres ou peu aisées; sa cherté explique naturellement la cause de cette disparition.

Les archives communales sont fort pauvres en documents, les vieux papiers ont disparu et ont été portés dans les archives départementales à Tarbes. On n’y trouve plus que les registres de l’état civil, les registres de délibération du conseil municipal, le cadastre, la matrice cadastrale, le dossier des élections diverses, des recensements, des mouvements de la population, puis les collections plus ou moins complètes des lois, journal des communes, actes administratifs.

Enseignement.

Depuis 1610, Grézian a un instituteur officiel; l’école a toujours été mixte, vu le peu de population.

L’enseignement a été celui de toutes les communes et a suivi les vicissitudes des diverses lois qui l’ont organisé. L’école se faisait primitivement dans une salle louée, plus tard, après la construction de la mairie et de la maison d’école, on la faisait dans cette nouvelle maison. Actuellement elle se fait dans une salle louée à un propriétaire en attendant que la nouvelle maison qui est en voie de construction soit terminée.

L’école était payante jusqu’en 1882. Les besoins de l’instruction sont satisfaits. Un maître est suffisant, le nombre des élèves n’arrivant jamais à 30. L’amélioration pressante était la construction de la maison d’école qui est en train d’être édifiée. La fréquentation, assez régulière l’hiver, l’est fort peu pendant la belle saison, de fin avril à mi-novembre

L’état de l’instruction est néanmoins satisfaisant, chacun recevant bien que d’une façon sommaire un enseignement primaire. Il n’y a eu ni conscrit ni conjoint illettré dans la dernière année.

Grézian possède une bibliothèque semi-populaire. Elle date de 1878. Elle a été crée au moyen d’un fonds de 200 frcs voté par le conseil municipal et a obtenu une concession de l’Etat.

Le nombre des volumes est de :

Bibliothèque populaire………….79

Bibliothèque scolaire……………134

Le nombre moyen des prêts dans l’année est de 23.

Le traitement du maître s’élève à 1000 frcs et le prix du loyer de la salle d’école provisoire est de 115 frcs.

L’instituteur, Justal.

Source : Archives Départementale des H. Pyrénées

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