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François MARSAN – 1862.


Sa vie

François Marsan est né à Guchen en 1862 d’une famille auroise. Il a fait ses études secondaires au collège de Garaison et religieuses au Séminaire de Tarbes. Il a été ordonné prêtre en 1889.

Revenu en Vallée d’Aure, il exerça son ministère d’abord à Tramesaygues, puis à Soulan et à Saint Lary en 1898. Il devint malheureusement sourd en 1897 et s’installa définitivement à Guchen en 1911.

Il a laissé dans la population le souvenir d’un homme bienveillant, généreux et modeste.

Passionné par « l’Histoire du Pays », il s’avéra être un chercheur infatigable, s’acharnant à découvrir les trésors méconnus cachés dans les greniers de la Vallée comme dans les bibliothèques et archives de la région, et dans tous les domaines, depuis la Préhistoire jusqu’aux coutumes de la vie quotidienne, en passant bien sûr par l’étude très complète du patrimoine religieux aurois.

Remarqué très jeune pour son érudition, il fut membre de nombreuses sociétés savantes, entr’autres la Société Ramond, la Société d’Etudes de Comminges,la Société Académique, la Société Archéologique du Midi de la France, avant de devenir correspondant national du Ministère de l’Education Nationale. Il reçut les Palmes Académiques et fut membre de l’Ordre de la Légion d’Honneur.

Il mourut dans son village en 1944, à 82 ans, après avoir, en une vie de recherches, constitué la plus importante et la plus complète banque d’informations historiques et sociologiques dont dispose aujourd’hui la Vallée d’Aure.

Son œuvre

Elle est  considérable et d’un volume exceptionnel. Le chanoine J. Duffo en a fait en 1938, dans la Revue des Pyrénées, une analyse exhaustive et un classement, indispensables pour appréhender l’ensemble de l’œuvre. François Marsan publia non seulement dans les revues des sociétés proches de nous mais aussi dans celles d’Auch, Agen, Montauban ou Cahors.

Le nombre de ses publications avoisine cinq cents articles, dans plus de vingt revues.

Son premier travail parut en 1889, juste avant son ordination. Il ne cessa pas de publier pendant 31 ans. Le nombre de ses articles devint très important à partir de 1920. Uniquement à la Revue des Hautes-Pyrénées, qui exista de 1906 à 1939, il donna 178 articles soit une moyenne de cinq publications par an, douze certaines années.

Un classement thématique permet de résumer cette œuvre immense plus aisément qu’une chronologie. Il n’est pas un domaine historique que François Marsan ait négligé. Mythologie, stèles funéraires, saints locaux, l’art religieux avec une prédilection pour les églises de Bourisp, Saint Exupère d’Arreau et Sarrancolin et la description des peintures des églises du Louron à partir de 1908, les retables et les cloches, l’histoire des prieurés de Sarrancolin et de Loudenvielle et des hospices du haut des vallées ainsi que des confréries, etc.

Dans des domaines plus laïques, il étudia l’hydrographie, la météo, les inondations, les incendies, les épidémies et épizooties et dans une optique plus sociologique, la démographie, les foires et marchés, la médecine traditionnelle, les cahiers de doléances de 1789 et les corporations, le pastoralisme et la forêt, la toponymie, les itinéraires, les mines et la production des marbres, de l’ardoise et des tissages, l’alimentation, le costume local, les traditions et les divertissements.

Déchiffreur de grimoires, il fit quelques trouvailles restées célèbres comme une charte de 1347 à Aulon et, en 1918, l’origine auroise de la grand-mère de Ferdinand Foch. Il semble rester, dans le fond Marsan, une quantité de documents non publiés qui justifierait une analyse détaillée.

Comme Armand Sarramon, le chanoine Marsan a réuni une somme considérable de données historiques mais, contrairement au premier, il n’en a jamais donné une vision globale. Ils sont, encore aujourd’hui, les deux historiens majeurs de la Vallée d’Aure.

L’ancien costume aurois

Dans la Revue des Hautes-Pyrénées de 1936, François Marsan a tenté de donner une vue d’ensemble du costume des Aurois au cours de l’Histoire.

Les sources sont rares. A partir du XIV°siècle c’est surtout dans les contrats de mariage ou d’embauche, les testaments et inventaires, que l’auteur trouve la composition des richesses vestimentaires de nos aïeux, le nombre d’articles, le tissu, la couleur, l’état neuf ou usagé. Il précise pour chaque pièce, les noms français et gascon et distingue le vêtement de fête ou de travail, celui du riche et celui du pauvre.

Pour le costume des hommes, on dispose de moins de documents que pour celui des femmes. Les anciens portaient haut et bas de chausses, casaquin et camisole, chemises, coiffures, souliers, sandales ou sabots (voir encart).

Le costume des femmes se composait d’une jupe, un pourpoint  à manches, un châle, un tablier, une coiffure, des souliers ou sabots, et pour l’extérieur un manteau ou un capulet. La provenance des tissus et les couleurs préférées sont précisées.

Sans exprimer de regrets passéistes, François Marsan signale, pour chaque coutume vestimentaire, l’époque de sa disparition et les articles de remplacement, nous permettant ainsi d’imaginer avec précision la silhouette et l’élégance de nos ancêtres.



Le costume aurois

Coiffures :

« Les hommes avaient deux sortes de coiffures : la coiffure ordinaire et la coiffure de cérémonie ou de fête.

La première consistait en une calotte primitivement confectionnée avec du drap, puis à l’aiguille, qui s’adaptait parfaitement à la tête et présentait des nuances et des dessins variés. A son extrémité était attaché un pompon pouvant flotter en tous sens. Jusqu’à ces dernières années, on en portait encore dans quelques villages, tels qu’Aulon et Azet.

Un autre genre de calotte, beaucoup plus ample, rappelant la « béretta » ou « barretine catalane », se portait repliée sur l’une des oreilles. Celle-ci était généralement de couleur noire ou beige.

Cette dernière coiffure vient de disparaître complètement depuis quelques années…

…Aujourd’hui le béret béarnais (bérrét) et la casquette à visière ont supplanté la calotte.

Haut-de-chausses

Le haut-de-chausses (subercausses ou marines) était la partie du vêtement de l’homme qui le couvrait depuis la ceinture jusqu’aux genoux. Cet habit, tantôt collant, tantôt bouffant, suivant les époques, était confectionné en drap du pays. Il présentait à la partie antérieure une fente dans le sens de la longueur, qui portait le nom de braguette ou de petite braie, rappelant l’antique braie gauloise.

Les couleurs du drap étaient moins vives chez les hommes de la classe ouvrière : gris, blanc, noir, pers (bleu foncé).

L’usage du haut-de-chausses s’est conservé jusqu’à la Révolution, où il a subi de notables modifications. »

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