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Docteur Armand SARAMON-1884.

La vie d’Armand Sarramon

Né en 1884 à Montréjeau, Armand Sarramon fit ses études secondaires au Séminaire de Polignan, puis ses études de Médecine comme élève de l’ Ecole du Service de Santé Militaire de Bordeaux. Ayant choisi de servir dans les troupes coloniales, il connut l’Indochine et Madagascar. Il enseigna à l’Ecole de Santé de Tananarive. Il participa à la Grande Guerre et servit enfin comme volontaire au Corps Franc Pomiès. Il est titulaire des Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945 et Officier de la Légion d’Honneur.

Au moment de sa retraite il se fixe définitivement à Martres de Rivière et se passionne pour l’Histoire du Comminges. Chercheur infatigable, c’est surtout au passé des Quatre Vallées qu’il a consacré ses efforts. Récompensé par l’Izard d’or d’Esperiado de l’Escolo deras Pirineos et les Palmes académiques, il fut admis à l’Académie Julien Sacaze et à la Société Archéologique du Midi de la France.

Membre de la Société d’Etudes de Comminges depuis 1940, il sut redonner vie et dynamisme à la Société et à sa revue. Administrateur rigoureux, il en devint le président respecté en 1958. Son décès accidentel en 1969 fut ressenti dans la région comme une perte importante.

Les Quatre Vallées, Aure, Barousse, Neste et Magnoac

Seul ouvrage historique sur la Vallée d’Aure, complet et détaillé, Les Quatre Vallées est pour nous incontournable aujourd’hui encore, plus d’un demi siècle après sa parution en 1954.

Ouvrage très fouillé et rigoureux quant aux sources, toujours précisées, il couvre notre histoire depuis les premiers temps jusqu’à la Révolution. Il a été préfacé par le Professeur D. Faucher, doyen honoraire de la Faculté des Lettres de Toulouse, correspondant de l’Institut.

Tout au long de ces 600 pages, Armand Sarramon étudie méthodiquement chaque époque et, dans une deuxième partie, analyse les évolutions politique, économique et sociologique de la vie quotidienne dans nos vallées.

Cet ouvrage sans équivalent, malgré une réédition en 1966, est aujourd’hui très difficile à trouver en dehors des bibliothèques.

Pour cet essai, le docteur Sarramon a reçu, en 1955, le prix Rouzaud de l’Académie des Jeux Floraux.

Les paroisses du diocèse de Comminges en 1786

Avant la Révolution, la Vallée d’Aure, et l’ensemble des Quatre Vallées, appartenaient au Comminges.

En 1968 Armand Sarramon publie l’analyse de l’Etat des paroisses de Comminges en 1786, recueil de plus de mille pages regroupant les réponses des prêtres au questionnaire adressé par l’évêque de Saint-Bertrand de Comminges qui, arrivé depuis peu, voulait connaître son diocèse. C’était l’habitude, l’évêque de Tarbes avait procédé de même en 1783.

Le questionnaire envoyé aux 358 paroisses comportait 47 questions. Les réponses constituent, d’une part une monographie de chaque communauté : géographie, facilités d’accès, répartition de l’habitat, productions agricoles ou artisanales, richesse des paroissiens, et d’autre part, une analyse détaillée de la vie religieuse : état de l’église et du presbytère, montant de la dîme, étendue de la paroisse, annexes et succursales, dotation de la fabrique. La dernière question concerne les pauvres. « Point de mendiants mais tous sont gênés, on cache ses misères » fut une réponse courante, ainsi que « Qui dit brassier dit pauvre ».

Toutes les paroisses ont répondu avec plus ou moins de précision « et sans doute de sincérité » (dixit A.Sarramon). Beaucoup de prêtres profitent de l’occasion pour énumérer les motifs de leur mécontentement.

La répartition des produits de la dîme est toujours détaillée. Très variable selon les paroisses, elle est en moyenne de trois quarts pour l’évêque et un quart pour le curé. Le revenu net de la cure est difficile à apprécier car beaucoup de prêtres ne tenaient pas une comptabilité précise, en particulier des charges de leur ministère. En règle générale, il semble que le curé disposait d’un revenu égal au double du salaire de misère d’un brassier.

Armand Sarramon, dans ses conclusions, considère que l’Etat des paroisses permet de comprendre pourquoi quatre ans plus tard, en 1790, les deux tiers des curés et vicaires de nos vallées ont prêté serment à la Constitution.

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