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Cinquantenaire de la S.H.E.M.:Annexe IV.

Annexe IV

Particularités des travaux postérieurs à 1932.

Pompage de Lassoula.

Une vanne à chenille avait été placée au bas du puits de Caillaouas, côté aval, pour isoler la prise d’eau et pouvoir intervenir sur un robinet. Cette vanne, pouvant tenir la pression. se manœuvrait à l’aide d’un câble et d’un treuil depuis le sommet du puits. L’expérience montra qu’on ne pouvait pas pomper à Lassoula en refoulant directement par la galerie de prise d’eau. Une coupure de Courant, toujours possible, entraînait une dépression dangereuse pour la conduite forcée de la galerie chambre des robinets Couartaou. On installe donc en 1934 un clapet côté amont du puits de Caillaouas et après avoir obturé les galeries basses ayant servi à la percée, le refoulement s’opérait par la galerie à 2 139,50, soit 50 mètres au-dessus du fond du puits, le clapet étant fermé pendant le pompage.

La galerie de fuite collectant les eaux des Nestes de Caillaouas, Clarabide et Gourguette à Lassoula se trouve trop bas pour l’aspiration des pompes. Une pompe auxiliaire remonte ces eaux dans la galerie de pompage, située 1.60 m au-dessus. Les apports ne coïncident généralement pas avec le débit des pompes qui entraînées à vitesse constante, refoulent 600 litres seconde avec une pompe, 1 200 avec deux. On pallie cet inconvénient en turbinant le volume pompé qui dépasse les apports, alimentant ainsi la galerie de fuite, puis la galerie de pompage, pour avoir un fonctionnement satisfaisant des pompes. Compte tenu du fait que le pompage à Lassoula est peu utilisé depuis que la pompe de Pouchergues est installée, la conduite à Lassoula est restée manuelle.

Caillaouas eut la malchance d’être construit au moment de la guerre. Il y eut des difficultés pour conduire le chantier de ce fait, mais aussi à cause de l’éloignement. Pour arriver à Caillaouas, le matériel venu par fer à Arreau (à cette époque la ligne Lannemezan-Arreau existait encore) était transbordé sur camion pour atteindre Tramezaygues. Repris par le tèlè 1 jusqu’à Santête, il fallait le pousser pendant 100 mètres sur un lorry pour le charger dans le tèlè 2 (une pièce de plus d’une tonne imposait de passer par la galerie Santête-Lassoula, après l’avoir vidée).

A Lassoula, encore un parcours sur une voie avec une dénivelée de plusieurs mètres: puis le télé 3 ; galerie Couartaou-fenêtre 0 avec une voie de 0.60 m ; câble de chantier et Caillaouas ! Ces servitudes sont toujours les mêmes, et très lourdes.

Les ciments n’étaient pas fameux, mais les agrégats, pris sur place, étaient bons. Par la suite il a fallu à plusieurs reprises faire des injections coûteuses: en 1945, 1946, puis un masque en 1952 il la partie inférieure, enfin en 1971 el 1973; il est probable qu’il faudra encore intervenir.

Le chantier du barrage de 1938 à 1940, confié à la société d’Études et de Travaux, n’est pas comparable à celui de 1929-1932: il était fermé l’hiver, et ne vivaient là-haut (en été) qu’une soixantaine d’hommes. Pour le parement amont, en moellons de granit, les tailleurs de pierre étaient espagnols. La mise en eau commença le 14 juillet 1940.

Les travaux de Pouchergues furent pénibles et il semble que la malchance les a poursuivis ; l’éloignement compliquait tout; après le Couartaou tout était transporté à dos de mulet; les saisons étaient courtes, sauf celle de 1948 où l’automne fut beau. La galerie fenêtre 0 -Pouchergues, avec ses accidents mortels, fut longue à percer : et là, on travailla tout l’hiver 1948­-1949. Les entreprises n’étaient pas toujours bien outillées et il fallut en changer: et la perforation s’avéra difficile. Elle ne fut terminée qu’en 1950.

L’accident du 6 août 1949 dû à une explosion prématurée des charges pendant un orage fut l’un des premiers de cc genre. La mise à feu électrique était récente et on n’avait pas pensé que les décharges atmosphériques pouvaient, par induction ou influence, provoquer cette mise à feu. A la suite d’une enquête consécutive à cet accident, tout travail à l’explosif fut interdit en cas d’orage.

La retenue de Pouchergues est faible car, côté rive gauche, il y a beaucoup d’éboulis et la hauteur du barrage est de ce fait limitée. Au moment de la construction, on se limita à la cote 2 108 m, En 1949, des hausses furent mises en place pour atteindre 2 109 m et ce n’est qu’en 1952 qu’on se risqua, avec l’accord du Contrôle, à surélever le barrage jusqu’à 2 111 m ; d’ailleurs, bien qu’on puisse théoriquement remplir jusqu’à la cote 2 111 et stocker 830000 m3 d’eau, les fuites augmentent beaucoup dès qu’on atteint 2 109 et, sauf cas d’apports exceptionnels, on ne dépasse pas 2 109-2 110.

Lorsque Caillaouas est vide (vers la Cote 2088) l’eau de Pouchergues peut se déverser dans Cail­laouas par simple gravité.

Des vannes situées autour de la station de pompage (à la fenêtre 0 de la galerie Couartaou-Iac de Caillaouas) donnent plusieurs possibilités; turbinage de l’eau de Caillaouas par Lassoula, pompage de l’eau de Pouchergues dans Caillaouas, turbinage de l’eau de Pouchergues par Lassoula…

L’adduction d’Aygues-Tortes et de Clarabide dans Pouchergues fut particulièrement difficile à exécuter à cause de l’éloignement du chantier, et du fait que la galerie d’amenée dans le lac se terminait dans des éboulis. On utilisait quinze mulets depuis le Couar­taou pour transporter au maximum quatre tonnes par jour ! Une équipe était cantonnée sur place, sans électricité, sans téléphone. Un raccordement hydraulique provisoire, pour récupérer une partie de l’eau à Pouchergues, tenté en octobre 1951, fut achevé sous la neige, et la saison 1952 suffit tout juste aux parachèvements.

La construction de l’usine des Aveillans se déroula rapidement et les premiers essais, en décembre 1954, eurent lieu plus tôt que prévu. Le raccordement au pied du barrage de La Bouillouse fut toutefois assez délicat, et le tracé de la longue conduite forcée fit l’objet de grandes discussions avec les sites. L’étanchéité du bâtiment d’usine à la neige, lorsque le carcanet souffle (le vent du nord, parfois très violent) fit l’objet de soins particuliers. Une vanne de restitution, en période de non turbinage, est télécommandée depuis La Cassagne (par tout ou rien) et donne la possibilité de lâcher 50 I/s pour les truites dc la Têt lorsqu’on ne turbine pas.

Enfin, la télécommande d’une centrale située à 1730 mètres d’altitude, et à 7 km de tout lieu habité, représentait en 1954 une innovation hardie.

- Modernisation et gros entretien

A) Les travaux

Les modernisations concernent généralement la partie électromécanique des centrales. En effet, comme indiqué au chapitre IX, les gros ouvrages de génie civil ont une grande pérennité s’ils sont bien entretenus. Ils constituent d’autre part l’investissement le plus important (70 à 80 %) d’un aménagement hydro-électrique et les modifier est très onéreux.

Le renouvellement des groupes et de tout le matériel électrique d’une centrale s’effectue par nécessité (vieillissement du matériel), en profitant des progrès techniques et en utilisant au mieux les adductions hydrauliques. L’expérience et les calculs montrent que souvent nos anciennes installations ne fournissaient pas la puissance maximum permise par ces adductions. Il y a donc grand intérêt à augmenter la puissance des nouveaux groupes pour aider à passer les pointes de consommation. C’est ce qui a été fait à Lassoula et Tramezaygues entre 1961 et 1966. On a même bénéficié à Tramezaygues d’une circonstance très particulière: en rembobinant les stators des groupes avec une isolation et une ventilation modernes (dans la même carcasse), on a pu augmenter de prés de 50 % la puissance des alternateurs, après avoir vérifié que les rotors permettaient, électriquement et mécaniquement cette

amélioration. Il a suffi d’acheter des turbines neuves pour les groupes modifiés.

Les travaux de modernisation ne sont pas aussi spectaculaires que ceux d’une usine nouvelle; mais ils sont soumis à une contrainte très lourde: il faut travailler en arrêtant le moins possible l’exploitation de la centrale renouvelée. Et les travaux de génie civil (démolitions. bétonnage…) à proximité de groupes qui tournent sont bien inquiétants pour l’exploitant!

Contrairement aux indications qui précèdent, les adductions hydrauliques ont été modifiées deux fois dans le Louron.

On a ajouté une deuxième conduite forcée extérieure à Lassoula car le débit d’armement passait de 3,9 à 5,5 m3 / s et les perles de charge dans la vieille conduite eussent été prohibitives.

1963: Le foyer S.H.E.M à Tramezaygues.

Lassoula en hiver.

De même, pour le Lapès, la vieillc conduite ayant un diamètre de 0,65 m et n’a jamais pu être repeinte à l’intérieur (pour cette opération, le diamètre minimum est de 0,80 m): en augmentant le débit d’armement de l,1 à 1,6 ml/s,  il était d’ailleurs nécessaire de la changer.

Mais, en aucun cas, on n’a reconstruit de barrage ou de galerie.

B) Les résultats

Les modernisations, aussi bien à la S.N.C.F. qu’à la S.H.E.M ont donné des résultats presque inespérés. Indépendamment du fait qu’à Tramezaygues et Lassoula les couts d’exploitation ont été considérablement réduits (suppression des services de quart, etc.) et ceux d’entretien assez nettement, les rendements accrus ont amélioré sensiblement la production.

D’après la moyenne calculée sur 10 ans, la production du Louron a augmenté de 7% (voir chapitre VII). Lorsque le Lapés aura été rénové, ce chiffre devrait être d’environ 9 %. Ces résultats sont supérieurs aux prévisions: il est probable que les rendements des groupes mesurés il y a 40 ou 50 ans étaient optimistes. Les mesures de rendement précises sont en effet très difficiles et ne se font que depuis peu d’années (par la méthode thermodynamique),

Le rendement des turbines neuves de Tramczay­gue atteint 89,4 % ce qui est très convenable pour des Pelton.

A l’opposé, la turbine de Lassoula avait un rendement qui s’effondrait à pleine charge. Le constructeur Neyrpic étudia le problème et s’aperçut que la roue était mal adaptée pour une chute dont la hauteur varie d’environ 20 %, une telle variation étant très rare avec une turbine Pelton. L’étude porta le nom  » d’effet Lassoula » et la nouvelle roue, comportant deux augets de moins, a permis de retrouver, à forte charge, un rendement convenable.

1966: Lassoula modernisée. Au fond le nouveau groupe.

C) Le gros entretien

Les travaux de génie civil sont décrits de façon assez complète dans le chapitre VI.

Mentionnons simplement une réparation originale, bien que modeste, à Lassoula. Le 27 mars 1961. une roue de Lassoula est avariée, auget cassé. Les constructeurs refusent de réparer la roue. C’est l’atelier E.D.F de Venthon qui accepte de ressouder le morceau récupéré et la roue pourra être remise en service.

Le rembobinage des stators des alternateurs a dû être effectué au bout d’une trentaine d’années de service ; grâce aux isolations modernes, on a pu mettre un peu plus de cuivre et mieux ventiler (dans la même carcasse). Le résultat est une diminution des pertes et une augmentation de la puissance.

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