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Cinquantenaire de la S.H.E.M. – Annexe I

Création de la S.H.E.M.

Annexe 1

1. – L’U.P.E.P.O.

L’union des producteurs d’électricité des Pyrénées Occidentales ou U.P.E.P.O. était un organisme commercial et financier, mais nullement technique. Créée le 27 mars 1923 par une sorte de « pacte social » cette union regroupait les producteurs réels ou potentiels d’énergie hydro-électrique de la région. Son action fut essentielle pour promouvoir la production et la consommation d’énergie électrique. Elle provoqua la création du premier dispatching régional d’énergie en France, à Lannemezan (en même temps qu’était mis en service Messine à Paris, par  l’U.D.E.

Ce que l’U.P.E.P.O. (dont le Midi était membre) reprochait surtout à la Compagnie des chemins de fer, c’était de produire trop d’électricité pour ses besoins et de se transformer en distributeur pour utiliser ses excédents, ce qui sortait du domaine ferroviaire; surtout qu’à cette époque, les rivalités entre producteurs thermiques et hydrauliques entrainaient parfois des difficultés pour vendre l’énergie productible.

II.  La demande de la Compagnie du Midi

10 octobre 1931:  Transport de conduites pour Lassoula

A) Le Midi avait décidé, pour éliminer cette objection, de créer une filiale. Dans une lettre du 10 février 1928 envoyée au Ministre, le Président

annonce que le Conseil d’Administration de sa Compagnie a approuvé une participation financière de 60 millions de francs pour constituer une société au capital de 80 millions. Cette société construirait des usines hydroélectriques dans le Louron et le Haut Ariège, puis les exploiterait. Le Président demande l’accord du Ministre. Un long rapport annexé explique les motifs de cette décision.

B) Le Rapport

Il commence par cette remarque: sur le marché financier (en 1927 et début 1928) les titres des chemins de fer sont mieux cotés, ce qui devrait permettre d’obtenir des capitaux pour reprendre les travaux d’électrification, conformément au programme présenté en 1920 (à la suite de la fixation par l’Etat de la tension (( grande traction» :

1500 V courant continu).

Ce sont : Toulouse-Ax et Ax-La Tour-de-Carol (en même temps que l’achèvement de la construction de la voie ferrée en 1929), Béziers-Neussargues, Montauban-«Cette ». L’alimentation en énergie de ces électrifications pourrait se faire en utilisant les excédents produits par les centrales (en particulier celles de l’Ossau). Mais c’cst une mauvaise opération, car le Midi vend ses excédents à un prix supérieur au prix de revient des kWh que produiront les futures usines ! D’autre part, le fait de reprendre l’énergie actuellement vendue bloquerait le développement économique de la région de Tarbes,

Les projets de centrales sont: Caillaouas et le Lanoux (Hautes-Ariège), qui ont été déjà soumis à l’administration ; Caillaouas  par l’U.P.E.P.O., qui est prête à céder la concession à la nouvelle société.

Ainsi la Compagnie du Midi dépensera moins (le coût des électrifications proprement dites sera en lui-même une très lourde charge): la société à créer, vendra l’énergie au prix de revient (lequel prix sera diminué du revenu des actions) car le Midi, possédant les trois quarts du capital, pourra imposer ce prix.

Suivent dans le rapport des détails sur les coûts et le mode de financement. En terminant, il est proposé de commencer par l’aménagement de Caillaouas, en allant très vite pour diminuer les intérêts intercalaires.

Tous calculs faits, le Midi estime que l’énergie de Caillaouas reviendrait à 4,25 centimes le kWh.

Le Ministère répondit en donnant son accord le 16 novembre 1928: il spécifiait que les statuts de 1a société devraient lui être soumis pour approbation.

III. – Divers

A) On sait que les biens des domaines concédés doivent être remis à l’Etat à la fin des concessions. La société concessionnaire a la possibilité de reconstituer le capital correspondant afin de dédommager les actionnaires. En fait 1a S.H.E.M n’a procédé a des «amortissements de caducité »  qu’à partir de 1940, après l’assemblée générale  extraordinaire du 9 avril 1940 qui avait modifié les statuts en conséquence. Cette façon de faire augmente les amortissements et améliore la trésorerie, mais elle diminue d’autant les bénéfices et c’est ce qui avait conduit la S.H.E.M. à en différer l’application.

B) Une convention du 29.10.1932 entre le Ministre des Travaux publics et 1a S.H.E.M. apporta un « ballon d’oxygène »  financier à la société, en application de la loi de finances de 1931. Les ouvrages concédés avaient Coûté environ 80 millions: le montant des investissements donnant lieu à des charges fixes (celui sur lequel était basée l’indemnité) fut estimé à 60 millions. L’Etat devait payer 30 annuités de 2 % soit 1,2 million par an. Les remboursements annuels comprenaient trois facteurs:

a) Un lie à la production avec 3,2 ou 1 centime par

kWh au-delà de certains seuils.

b) 10 % des redevances des usagers aval (essentiellement la S.P.A.).

c) Un troisième dépendant du cours de la rente 3 % perpétuelle et de la baisse éventuelle des taux d’intérêt…

Les commissaires du gouvernement furent au nombre de trois: M. Turquet, inspecteur des Finances, de mai 1934 à novembre 1942 : M. Hervé Gruyer, conseiller référendaire à 1″ Cour des Comptes de décembre 1942 à décembre 1958 et M. Bresson de janvier 1959 à janvier 1969.

C. Les concessions de la S.H.E.M.

L.U.P.E.P.O. avait demandé 1a concession du Louron, qui lui fut accordée par décret du 25 août 1929. Cette société accepta de la céder à la S.H.E.M. :  ce qui fut entériné par le décret du 28 juillet 1931. Un premier avenant au Cahier des Charges était paru le 24 février 1931.

Le 18 janvier 1950, la S.H,E.M. demanda un avenant pour Pouchergues, Aygucs-Tortes et le pompage. Le deuxième avenant fut approuvé par décret du 20 septembre 1957.

Un troisième avenant, concernant l’augmentation de puissance des centrales et la création d’une deuxième conduite forcée à Lassoula fut annexé à un décret du 7 août 1967.

La fin de la concession est fixée au 31 décembre 2007.

La S.H.E.M. possède une deuxième concession, celle des Aveillans, accordée par décret du 29 mai 1961.

Cette concession expirera le 31 décembre 2030 (théoriquement après la fin de la société !).

Février 1932:  station de pompage sur le lac de Caillaouas gelé, avec refoulement

de l’eau dans une galerie « intermédiaire ».

(groupes de pompages à moteurs électriques)

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