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Corps des Tisserands de Sarrancolin au XVIIème siècle.

Règlement inédit du Corps des Tisserands de Sarrancolin au XVII° siècle

Les tisserands formaient la plus ancienne et la plus importante corporation de la vallée d’Aure.

Elle avait pour siège la ville d’Ancizan, où elle avait coutume de s’assembler sur la petite place Sainte-Anne.

De cette corporation relevaient primitivement tous les tisserands de la vallée.

Des le commencement du XVII° siècle, les tisserands de la ville de

Sarrancolin,  dont  le  nombre  était  assez  considérable, demandèrent a  former une corporation particulière. Elle se donnait un Statut particulier par acte du    dernier février 1612, retenu par M° Simon Figué, notaire royal de ladite ville:

Primo a esté faict pacte et accord entre parties que aucun tisserand de ladite confrérie  ne  pourra  travailher  aucune  pièce  de cordeillat tirant vingt cames plus bas de cinq  libres  tournois; causats, sive  coirdeilhats de maison    plus    bas aussi [de] cinq sous tournois pour canne ; pour drap large sis sous t[ournoi]s, et ains l’ont promis tout ce dessus tenir et garder et  ny contrabenir sous peine que  le premier délinquant qui sera trouvé défaillant sera pignoré pour la somme de troys libres aplicables a toute la compagnie sans qu’il en puisse releber aucun apel sur peyne d’estre desmis de ladite compagnie et estre de la frairie esprugé »

Quelques années plus tard, d’autres Status étaient élaborés, venant compléter le premier. Ils étaient rédigés par le même tabellion. En voici la teneur :

l.’an mi six cens vingt sept et le vingt-septiesme décembre après midy dans la ville de Sarrancolin en Aure, maison de Bertrand Tappie, hoste, ont esté en per-sonne constitués Jean Sailhan et Pierre Végué, syndics de la frayrie des  tisse-rands, de ladite ville, duement acistés de Ramond Prat, Jean Artigue dict Car-rnailh, Jean Latour, fils et héritier à feu Jean Pocq, Jean Péna dict Cottet,

Bernard Verdier dict  Rascle,  Bertrand Vignec. Dominique Saious dict Chatau, Jean Esclarmonde dict Lalay, Jean-Petit Vignec, Peirot dict Tarrabine, Jean

Corbeau dict Capblanc, Thomieu Vignec, Thomieu Sayous, Bonsom Sailhan, Pierre

Sailhan, Jacques Cheaux, Jean Cossié, Guilhem Guizerix, Guilhem Noguès, Domi-nique Estrémé, Bertranit Tappie, Ramond Arenson, Jean Estrade, autre Jean Esclarmonde dict Lalavy, Jacques Latour, Jean Prat, Joseph Olive, Ramond

Abbadie dict Peirolet, Peirot Vignec dict Cabarroy, François Abbadie,  Bernard  Rumeau, Bernard Latour,  Bernard Puiolle dict Poumé,  Jean Latour, Bernard Vi-gnec, Domenge Saious et Ramond-Jean Vignée, faisant la plus saine partie des tisserands de ladite ville, lesquels, polir observer leur art de tisserands sans rien enfreindre en l’acte cy-devant passé le dernier février mil six cens douze, receu par moy  notaire, lequel aproubent et ratiffient :

Primo, ont arresté d’une comune voix que chescun  desdits tisserands sera te-neu maistre en chescune pièce de cordeilhat le nombre de neuf cens filets  sur peyne  d’estre pignoré en la some de troys livres  aplicables à ladite frayrie sans aucune forme de Justice.

Secundo, a esté arresteé que tous lesdits  tisserands  seront  teneus d’avoir les peignes et stère  de la largeur de quatre paumes et demye au plus, lesquels en seront prins en deux moys sur mesme peyne de trois livres.

[Tertio], Davantage a esté  arreste qu’il est prohibé et prohibé et deffendeu

auxdits tisserands de friser aucune pièce de cordeilhat que seulement une cane pour le rond de chaque pièce, sur mesme peyne que dessus.

[Quarto], Plus a esté arresté et  conbeneu entre lesdits tisserands qu’il ne sera loisible à aucung d’iceux de prendre aucun vallet en apprentissaige qu’il ne se  présente  devant  les  syndics de  ladite cornpaignie pour, a leur discreption, soy soubmettre et paier ce que par eux sera cogneu et jugé pour le droit d’entrée et apprentissaige sur peyne de trois livres, paiables par les maistres qui le rece-vront sans autre forme de justice.

[Quinto], Item a esté arresté que tous lesdits tisserands seront  prefférés aux moulins a foulloner draps en la jurudiction de ladite ville à tous les estrangers, et aussy les cordeilhats à vendre seront prefferés devant les draps comuns, excep-té qu’ils ne soient comencés à enfortir par de l’eau chaude.

[Sexto], Pacte  aussy  est  conbeneu  entre  parties  que  au  cas qu’aucung des-

dits  tisserands  sera  mené  par  aucung  des  syndics ou autre personnaige  ayant  charge  deux  au  lieu  désigné,  sauf légitime excuse, sera pignoré pour mesme some de trois livres.

Et  ainsin  promettent  parties  le  présant  tenir,  garder et  observer et n’y   contravenir soubs expresse hypothèque et obligation de tous et chacun leurs    biens.

Présens à ce Jean  Figué, Arnauld Verdier dit Tou, Bertrand et Pierre Campa, habitans du lieu de Beirede et moy, S. FIGUE, notaire royal.

Sur le nombre des membres qui   prirent  part  à  la   rédaction de ces Status, on peut juger de l’importance de cette corporation.

Placée sous de   saint   Eutrope,  elle   avait   son   autel spécial dans   l’église   Suint-Pierre. Mgr   Gilbert   de   Choiseul, évêque de Comminges en cours de visite générale, le 24 juin 1664, supprimant un certain nombre d’autels,  dans  cette  église reporta la dévotion du patron des tisserands  à l’autel de

Saint-Ebons,  patron  de  la  paroisse  (aujourd’hui  du  Sacré-Coeur).

Du  Cahier pour rentes obituaircs, de la paroisse de Sarrancolin, dressé par  Me  Jean-François   Saludes,  curé  en   1783, nous détachons cette men-tion : « Les tisserands dud. Lieu qui sont Vignec, Bernez, Guizerix, Balancie, Jean Guizerix Pipet et Dominique  Darré  Mita  payent  annuellement  a  Messrs  Curé et prêtres  obituaires  rcsidans  deux  livres  quatorze  sols  solidairement. »

Les représentants de la corporation étaient encore assez nombreux vers le mi-lieu du siècle, puisque la ville avait obtenu un Bureau de fabrique, par ordonnance du 30 décembre 1701 de l’intendant d’Etigny, à la suite d’une lettre à lui adres-sée par le Contrôleur général des Finances du 28 novembre précédent.

De ce Bureau relevaient les fabricants des lieux circonvoisins : Ilhet, Hèches, Lortet, Labarthe, Bizous, Escala, Tuzaguet, Saint-Laurent, Boila, Anè-res, Mour, Avezac, Prat, Bize et Prat. Ceux-ci étaient, conformément a  l’article exil du CXII du Règlement du 13 janvier 1730, tenus de porter audit Bureau tou-tes les étoffes qu’ils fabriqueraient ou feraient fabriquer pour y être visitées et marquées, soit qu’elles fussent destinées au commerce ou pour l’usage privé.

Source : Fr Marsan -AdHP – 3JB8-1934 p64 -.

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