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Construction du Barrage de Cap de Long [8].

Histoire locale

Complexes Hydrauliques en

Haute Vallée d’Aure (épisode 8)

Construction du Barrage de Cap de Long

Par Joseph BRUNET


Les Grues à Tour Weitz furent montées en rive droite.

Quelques caractéristiques ;

Hauteur sous crochet 30 mètres, longueur de la flèche 30 mètres pour les cinq qui ont coulé les  plots du barrage. Poids unitaire 90T/m. Ces grues évoluaient sur des passerelles métalliques SEIBERT de 9 mètres de largeur, comportant un chemin de roulement, leur déplacement s’effectuait sur deux rails par translation.

Montage des 5 grues :


La première fut montée du 30 Juillet 1949 au 06-9-1949 à poste fixe, pour le lancement de la passerelle inférieure à la cote 2102 et l’installation de la tour et la centrale à béton.

La seconde à partir du 08-9- 1949 à poste fixe pour le montage de la tour à béton et le lancement de la passerelle supérieure SEIBERT à la cote 2125.

La troisième à partir du 15-10-1949 au droit de la culée rive droite pour son bétonnage ainsi que pour exécuter la fin du raccordement des tapis roulants aux Tours à béton. Les deux dernières à partir du 15-10-1950 sur la passerelle inférieure.

A cette date, 3 grues étaient opérationnelles sur celle-ci d’une rive à l’autre.

Les Ets Weitz formèrent sur place les grutiers pour leur conduite, les équipes de mécaniciens et d’électriciens pour assurer l’entretien et les éventuels dépannages.

1°Les Grutiers : Initiation à la conduite.

Positionnement à la verticale de la charge, de la flèche, du chariot et du crochet, tension très ralentie du câble avant levage de la charge à vitesse normale. Si ballant de la charge parallèlement à la flèche la stabiliser à l’aide du chariot, lors du ballant de la charge perpendiculairement à la flèche, la stabiliser par orientation de la flèche. Par vent perpendiculaire à la flèche, correction par à coups du moteur d’orientation et ce face au vent, pour stabiliser la charge avant sa descente. Prévenir impérativement à l’aide du klaxon prévu à cet effet, le personnel se trouvant sur les plots du barrage lors de l’approche de la charge avant son arrivée à leur verticale. Pendant la translation de la grue « déplacement de celle-ci sur le chemin de roulement  toujours à vide ». Respecter la distance de la tête de flèche par rapport à celle des autres grues de part et d’autre, distance minimum 45 mètres. « pour éviter leur télescopage ».

Lorsque l’alarme de l’anémomètre retentit, klaxonner pour prévenir le responsable sur place. Lors du déjeuner ou en fin de journée, positionner chaque grue à la distance précitée et effectuer leur mise en girouette.

Par ailleurs, toutes les grues étaient équipées d’un anémomètre réglé à un vent de 60 km/h. Pour le bétonnage par benne de 1600 litres de type COFRAL, dont le poids total en charge était de l’ordre de 3750kgs, permettait de poursuivre le bétonnage si le vent était constant mais sans rafales. Par contre, les manutentions des coffrages métalliques, de par leur surface impliquait un arrêt immédiat, et la dépose des panneaux.  .

2° Les Mécaniciens :

Contrôles périodiques au pied à coulisse « au 100ème, » du diamètre des  « cable anti-giratoire de levage, et du chariot . Vérification de tous les galets, du dispositif d’enroulement du cable de levage « pas de chevauchements », des plinthes garde-fou extérieures des passerelles, resserrage de toute la boulonnerie de la charpente métallique et graissage de tous les roulements.

3° Les Electriciens :

La télémécanique existait à l’époque. En partie basse, chaque grue comptait à hauteur d’homme, des armoires électriques étanches comportant le coffret de coupure de tension, le disjoncteur, les bobines d’attraction, et notamment un nombre important de contacts en cuivre disposés sur plusieurs rangées, séparés par des pare-étincelles amovibles. Ces contacts étaient très sollicités par les à coups d’enclenchements répétés du grutier, et ce en conduite normale de la grue.

Cette multiplicité créait régulièrement des amorçages au niveau des contacts, d’où une modification importante de leur portée franche, qui se traduisait par des échauffements anormaux, entraînant des coupures de courant. Ces contacts étaient très souvent remplacés lors de l’arrêt des grues en fin de journée.

Contrôles :

Du fonctionnement des interrupteurs de fin de course, de l’attraction des bobines, du resserrage des branchements électriques.

Les remplacements fréquents des moteurs électriques. Les cinq grues de par les cadences qui leur étaient imposées, manutentions des coffrages grimpants, et mise en place du béton impliquaient un entretien très suivi.

Pour le bétonnage des plots du barrage et de la digue uniquement, un chiffre très rapproché de la réalité  peut être calculé pour les manutentions des grues à savoir ;

Cube de béton mis en place : 276.860 m3 : 1,5 m3 par benne = 184.573 : 5 grues = 36.915 bennes de béton manutentionnées par chaque grue à partir des remorques des microtracteurs ou sous les centrales, soit 2 opérations de levage et 2 opérations de descente de positionnement de chaque benne ; ce qui se traduisait pour chaque grue par le nombre suivant ; 36.915 x 4 = 147.660 manutentions cumulées confondues de levage et de « moulage » (terme usuel dans les Travaux Publics de descente du crochet ou de sa charge) . Ces chiffres imposaient le nombre important des remplacements des câbles de levage, du chariot déjà cités et des moteurs électriques (contrôle des roulements à billes S.K.F).

A cette quantité ne figurent pas le nombre important des manutentions des coffrages métalliques, pose et dépose, ainsi que les déplacements de matériels divers; de vibrassion, d’outillage et des supports des projecteurs électriques.

Par ailleurs, la largeur des 2 passerelles sur lesquelles évoluaient les grues, le positionnement des rails de translation, conféraient coté amont entre la grue et le garde fou, une largeur utile qui permettait aux 10 microtracteurs avec remorque, de stationner la benne remplie de béton dans l’axe vertical de la flèche de la grue, laquelle était positionnée perpendiculairement aux plots à bétonner.

L’étude de ce procédé mis en application, permettait aux grutiers les manutentions des coffrages et le bétonnage des plots du barrage, sans pratiquement effectuer des manœuvres giratoires de la flèche ( gains de temps et surtout une sécurité, supprimer ainsi tout télescopage de la tête de flèche avec les autres grues ).

Les 10 microtracteurs avec remorque étaient dotés d’une rotation à 360°, et la cadence de transport du béton était assurée par la mise en service de 20 bennes Cofral.

Un deuxième transfert « d’un camion G.M.C » de l’aval en amont du barrage, bien plus impressionnant de par la hauteur d’élévation avait également été effectué, à partir de la passerelle supérieure à la cote 2125 près de la culée en rive droite.

A suivre.

Crédits photos : Ville de Bagnères de Bigorre, Fonds photographique EYSSALET.

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