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Construction du Barrage de cap de Long [6].

Construction du Barrage de Cap de Long

Déneigement Route

Fabian-Cap de  Long. ( Episode 6)

Par Joseph BRUNET

Le schéma général pour la construction du barrage fut arrêté par E.D.F, et comportait au total 5 courtes campagnes d’été, de 6 mois, et réaliser les difficiles accès, les installations, et les ouvrages définitifs.

Pour respecter ce délai, et malgré les chutes de neige de printemps très importantes en altitude, et qui s’étalaient jusqu’à fin avril, le déneigement était impérativement entrepris à partir du 15 mars « 1950 » et demandait 4 à 6 semaines de travail.

Mesures de Sécurité imposées pour le personnel et le matériel.

PERSONNEL.

Responsable du déneigement, conducteurs de véhicules, de Bull-dozer, préposés à la surveillance des dangers d’avalanches en cours de déneigement, personnel évoluant à pied sur les avalanches et les congères, à la recherche du tracé de l’axe de la route.

Le matin depuis Fabian monter de jour.

En amont du pont de Badet, « et à partir du haut de la cote de la vache », faire exploser quelques bâtons de dynamite, pour purger les couloirs d’avalanches, et déclencher entre ces derniers, les coulées de neige, ou les plaques à vent.

Ne jamais rouler en convoi. Espacer entre eux chaque véhicule au maximum « même hors couloir ». A pied, ne franchir les avalanches, qu’un par un, après s’être assuré qu’en amont de celle-ci, aucune coulée n’est visible.

Redoubler de prudence, voire même différer le déneigement par vent violent et persistant de sud, « fréquent à cette époque » car au printemps, une brusque élévation de la température de l’ordre de 35°c souvent constatée de 8 h à 17 h en altitude, entraînerait inéluctablement, le déclenchement de nombreuses avalanches.

Différer également tous travaux de déneigement par temps de brouillard très dense. Effectuer le retour du personnel impérativement de jour jusqu’à Fabian, et ce dans le respect des consignes de sécurité imposées.

MATERIEL :

Pendant le déneigement, ne positionner qu’un seul Bull-Dozer sur la même avalanche, et en fin de journée stationner les 3 si possible, à une distance minimum de 80 à 100m de part et d’autre des divers couloirs d’avalanches.

Cette route comportait des tronçons très dangereux aux deux versants. Depuis le haut de la côte de la vache « en amont du premier pont de Badet », jusqu’au pont de Couplan, on dénombrait en rive gauche, 11 avalanches d’importance diverses, sur 17 au total jusqu’au chantier.

En amont de Couplan, les tronçons suivants étaient assez difficiles à déneiger, du lacet des Ecureuils au plat des gendarmes, où ce dernier était enseveli par la plus importante avalanche.

Aux lacets des Edelweiss, la recherche du tracé de l’axe de la route, était rendue très problématique, car l’importante épaisseur de neige, avait supprimé tout repère naturel.

Les cinq lacets précités de par leur superposition, et du déneigement effectué en montant, étaient les plus difficiles à déblayer, car de nombreuses congères et plaques à vents s’étaient crées lors des tempêtes successives, et qui atteignaient notamment dans plusieurs virages, des hauteurs de 8 à 10 mètres voire même plus.

La Gargante, du dernier lacet «des Edelweiss », jusqu’au droit d’Orédon, fut également très difficile à franchir par les BULLDOZER.

Ce qui ralentissait considérablement le déneigement, de cette route de 5 mètres de largeur utile, était la présence des plots en béton, positionnés sur les murs de soutènement coté précipices.

Durant l’hiver 1948-1949, une seule chute de neige de 20 cm d’épaisseur, permit de continuer tous les travaux entrepris en automne, la perforation de la galerie d’accès F1 dès septembre, le montage du premier bâtiment cantine « Mr Esquirol », les dortoirs en rive droite en aval du chantier « pour le personnel d’encadrement et les mineurs en galeries », le château d’eau, le cantonnement d’Estaragne.

Le déroctage pour les installations du chantier : plateforme 2171, massifs pour les stations de concassage, l’implantation des 4 silos à ciment, les tapis roulants et la tour de transfert, les deux tours à béton, plateformes cote 2102 & 2125 pour montage des grues à tour et le lancement des deux passerelles Seibert.

L’installation de plusieurs lignes de distribution électrique, la construction en matériaux durs du poste de transformation H.T.& M.T , l’atelier mécanique et le magasin.

L’ouverture de la route et des plateformes contre la falaise sur 600 ml environ pour l’exploitation de la carrière.

L’absence de neige permit également la construction en matériaux durs des bâtiments du Parc à Saint-Lary, des installations en Gare d’Arreau-Cadéac, des travaux du chantier des Echarts « percement de la galerie hydraulique Fabian-Eget-Cité, ainsi que le démarrage du chantier de la chute de Fabian.

Fin octobre 1949, suite à des chutes consécutives et très importantes de neige « 10 à 15 cm d’épaisseur par heure », la quasi-totalité des ouvriers furent contraints d’effectuer à pied, la descente jusqu’à Fabian. Seuls, étaient restés le personnel d’encadrement, les conducteurs d’engins et de matériel pour le repli d’hiver.

A l’époque les ouvrages très importants de Travaux Publics, comportaient un délai d’exécution à partir de la signature de l’ordre de service du démarrage des travaux, et ce jusqu’au prononcé de la réception de l’ouvrage, date contractuelle de la fin des travaux. Le marché prévoyait des pénalités de retard appliquées par jour calendaire : par contre, pour fin des travaux avant délai, une prime de célérité était allouée à l’Entreprise.

A chaque printemps, de nombreuses remises en état des installations étaient à effectuer. Le déneigement du chantier, de ses accès, de la carrière et des installations, illustre bien l’importance des chutes de neige de l’époque en altitude, et la justification des consignes de sécurité imposées au personnel pendant les 5 à 6 semaines du déblaiement de la route.

Ce dernier devait être impérativement terminé fin avril, pour la reprise des travaux suivant planning.

A suivre.

Crédits photos : Ville de Bagnères de Bigorre, Fonds photographique EYSSALET.

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