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Construction du Barrage de Cap de Long [2].

Histoire Locale

Complexes Hydrauliques en

Haute Vallée d’Aure (épisode 2)

Construction du Barrage de cap de long

Par Joseph BRUNET

Pour respecter le délai, et malgré les chutes de neige très importantes en altitude et qui s étalaient jusqu’à fin avril, le déneigement de la route Fabian-Cap de Long, devait être impérativement entrepris « en montant pente 10% »  à partir du 15 mars et demandait 4 à 6 semaines de travail. Le cube total de neige dégagé a varié suivant les campagnes entre 150.000 et 350.000 m3.

Les chutes de neige consécutives qui s’amoncelaient durant 5 mois, constituaient un manteau neigeux très important, compact, gelé et instable où parfois des rochers et des arbres étaient enrobés. Seuls les BullDozer étaient en mesure de franchir ces murs de neige, et de dégager rationnellement la route, mais par passes de faible hauteur afin que leur trajectoire ne soit dangereusement déportée vers le vide, surtout lors du dégagement des avalanches. Enfin, pour nettoyer la route jusqu’à la chaussée, la passe finale était faite avec un chasse-neige à étrave muni de pneus chaînés.

La recherche de l’axe de la route était rendue très problématique, par l’importance de l’enneigement qui souvent avait de ce fait supprimé tout repère naturel. Favorisés par l’hiver 1948-1949 qui fut le plus clément (20 cm de neige), les travaux d’installations comprenant aussi les logements du personnel, furent entrepris dès le printemps 1949.

Les cités provisoires destinées au logement des ouvriers à Estaragne , des cadres et des mineurs en galerie en aval du chantier, ont été installées sous forme de baraquement préfabriqués bois ou béton d’un seul niveau, répondant aux prescriptions du règlement du 28 novembre 1946, qui régit les conditions de vie des travailleurs sur les chantiers de barrages et de chutes d’eau.

Les cantonnements mis en place devaient permettre de loger l’effectif de pointe du chantier, atteint pendant la campagne d’installation de 1949, soit 1.000 hommes.

La perforation des galeries sous le massif du Néouvielle a été commencée dès le 15 septembre 1948, notamment la galerie F1. Parallèlement aux installations, les terrassements furent attaqués en Thalweg et sur la rive droite, de sorte que les premiers bétons purent être mis en place dès le mois d’Août 1950.

LA CARRIERE :

Le seul emplacement possible de carrière compatible avec la position des installations de chantier, se trouvait dans les falaises granitiques, qui bordent la rive Nord-Ouest à environ 800 à 1200 mètres des stations de concassage suivant les plateformes.

Cet emplacement comportait de graves inconvénients, qui ont lourdement handicapé le chantier. Son exposition Nord-Ouest qui donnait un enneigement important, obligeant à effectuer chaque printemps d’importants et onéreux déblaiements, par les engins et manuellement, les pentes très raides du terrain ainsi que les plateformes trop exiguës ont rendu l’exploitation très difficile.

De gros sautages étaient exécutés, mais avec des charges d’explosifs réduites, ce qui créait des extractions de roches peu fragmentées, et de nombreux blocs à débiter par de nouvelles perforations et explosifs.

La proximité du lac de Loustalat, ne permettait pas les premières années, d’effectuer les sautages avec des charges d’explosifs adéquates, car la plupart des roches fragmentées auraient été projetées dans le lac et non sur les plateformes.

Deux pelles mécaniques une OSGOOD « à moteur diesel » godet de 1150 litres  et une RUSTON-Bucyrus électrique godet de 2650 litres, assuraient le chargement des Dumptors Koehring (benne de 4500 litres) et des camions DIAMOND à benne. Une piste entretenue journellement par une équipe et un rouleau compresseur de 10 tonnes, permettait, sur ce tapis uniforme, aux Dumptors de rouler à vive allure sur cette distance de 1200 m jusqu’à la station de concassage primaire.

En bordure des 2 trémies d’alimentation des deux concasseurs primaires, une poutre en béton très fortement armée de 0,50 m d’épaisseur et de 0,60 m de hauteur avait été coulée pour servir de butoir aux roues arrière, des Dumptors et des Diamond d’approvisionnement en roches.

Dès leur arrivée, les conducteurs de Dumptors décrivaient sur la plateforme  « cote 2171 »  un virage à 360° et se trouvaient ainsi à l’arrêt, positionnés en marche arrière. Après avoir déverrouillé la benne à l’aide d’un levier en cabine, ils effectuaient une rapide marche arrière ; le choc violent des gros pneus arrière catapultait la charge dans la trémie. Aussitôt, ils effectuaient une marche avant accélérée et une dizaine de ml après bloquaient leurs puissants freins ; cet arrêt brutal repositionnait bruyamment la benne qui se verrouillait automatiquement.

Les camions Diamond vidaient leur charge par levage de la benne à l’aide des vérins.

Parfois, des blocs de roche se coinçaient entre eux surtout dans la trémie du concasseur à mâchoires HUMBOLDT de 90 tonnes.

Le responsable de la station effectuait  alors «  une anglaise ». A l’aide d’un bâton de dynamite, un détonateur ordinaire et un mètre de longueur de mèche lente, il réalisait une charge qu’il déposait sur le centre d’un des deux bloc présentant, si possible, une aspérité ou une fissure. Celle-ci était recouverte avec précaution d’un tas de boue  « la valeur d’un seau de 10 l » afin d’éviter toute prise d’air.

La sirène annonçant le tir par 3 fois permettait à tous de se réfugier à l’abri ; dès lors la mèche était allumée. Par ce procédé, l’onde de choc explosive s’exerçait vers le bas et éclatait ce bloc. Mais la roche granitique de Cap de Long est d’une telle dureté, que tout le personnel évoluant à proximité des deux concasseurs « surtout le giratoire à cloche Kennedy 110 de 75 tonnes » portait obligatoirement des lunettes grillagées très résistantes.

PRODUCTION et TRANSPORT des AGREGATS :

Tous les agrégats furent produits par concassage et broyage des matériaux extraits d’une carrière de granit dur. L’usine à agrégats équipée en primaire et secondaire comportait 2 cellules identiques capable chacune d’un débit de 200 tonnes/h.

Une installation de dépoussiérage complétait chaque cellule secondaire. A la sortie du concassage, les agrégats stockés dans des trémies < silos > de capacité réduite, furent acheminés vers les centrales à béton, par deux tapis transporteurs jumelés de 270 mètres de longueur chacun, largeur de la bande transporteuse 1ml, vitesse 1 ml/seconde

FIN OCTOBRE 1949 :

D’importantes chutes de neige « 10 à 15 cm par heure » contraignirent la plupart du personnel à descendre à pied jusqu’à Fabian. Seuls étaient restés au chantier quelques jours de plus, tout le personnel d’encadrement, les conducteurs d’engins, de matériel les chefs mécaniciens, le personnel des cantines et les deux infirmiers «  Mrs Grégory et son aide Mr Boutteville ».

Repli des engins et du petit matériel, vidange des circuits de refroidissement des moteurs thermiques, des conduites d’eau à toutes les installations du chantier ainsi que celles de tous les bâtiments, du château d’eau et de la station de pompage.

Positionnement d’hiver des 2  grues à tour Weitz «  mise en place des sabots anti-translation et contrôle de leur mise en girouette ». Coupure de la distribution électrique M.T. et B.T à partir du poste de transformation…etc.

A suivre.

Crédits Photos : Ville de Bagnères de Bigorre, Fonds photographique EYSSALET.


1 Commentaire »

  1. avatar
    hortensia Toribio Dit:
    septembre 26th, 2013 à 9 h 35 min
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    Bonjour,
    Je suis heureuse de lire et voir des photos de la construction du barrage ou mon pére, mon grand-pére ont travaillé pendant des années, j’ai quelques photos en ma possession;si ça vous interresse !
    merci

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