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Construction du Barrage de Cap de Long [10].

Histoire Locale

Complexes Hydrauliques en

Haute Vallée d’Aure ( épisode N° 10 )

Construction du barrage de Cap de Long

Par Joseph BRUNET.

Bétonnage du barrage et de la digue :

Le béton fut fabriqué dans 2 centrales à fonctionnement automatique équipées chacune de 2 bétonnières Richier à tambour basculant de 2500 litres, donnant 1,5 m3 de béton par gâchée pour une capacité de production de 60 m3/h.

Les Centrales précitées étaient approvisionnées en ciment en vrac à partir des 4 silos d’une capacité de stockage de 2000 tonnes, situés en aval immédiat de la station de concassage secondaire c’est-à-dire à plus de 540 mètres de distance par un groupe de 2 Pompes Fuller à air pulsé de 2 kg de pression, dans deux tuyauteries métalliques de 6’’ « diamètre 150 m/m » installées le long de la charpente métallique des deux transporteurs d’agrégats « tapis roulants ».

Ces derniers de 270 ml chacun, reliés par une tour de transfert intermédiaire, ont transporté les agrégats « sables et graviers » à partir de la station de concassage secondaire, jusqu’à leur stockage dans les 2 tours à béton.

A la sortie des bétonnières, le béton transporté dans des bennes de 1600 litres de type COFRAL, au moyen de micro-tracteurs Wirvolts circulant sur des passerelles métalliques de 9 mètres de largeur établies à 2 niveaux, et épousant sensiblement la forme du parement aval, fut mené sous les grues à Tour Weitz de 90 t/m qui assuraient la mise en place du béton.

Ces 10 micro-tracteurs avec remorque étaient dotés d’une rotation à 360°, et la cadence de transport du béton était assurée par la mise en service de 20 bennes Cofral.

Par ailleurs, la largeur des 2 passerelles sur lesquelles évoluaient les grues, le positionnement des rails de translation, conféraient entre la grue et le garde fou coté amont une largeur utile, qui permettait aux micro-tracteurs et remorque de stationner et de positionner la benne de béton, dans l’axe vertical sous la flèche de la grue qui était quasiment perpendiculaire au plot du barrage.

Ce procédé, permettait aux grutiers le bétonnage des plots du barrage, sans pratiquement effectuer des manœuvres giratoires de la flèche  » gains de temps et surtout une sécurité, supprimer ainsi tout télescopage de la tête de flèche avec les autres grues « .

Par suite de la présence des installations du chantier et plus précisément des centrales à béton, aux abords de la jonction digue-barrage, le bétonnage du barrage a été mené de la rive droite vers la rive gauche, en lançant les passerelles de translation des grues à Tour Weitz, au fur et à mesure de l’avancement du chantier.

Au cours de la première campagne de bétonnage en 1950, la culée de 25 mètres de hauteur et les 12 premiers plots rive droite étaient ainsi démarrés.

Dans le courant de la campagne 1951 quatre plots supplémentaires ont été démarrés sur la rive gauche. La campagne 1952 s’est déroulée dans de très bonnes conditions avec une moyenne journalière de 1200 m3/jour.

Le bétonnage de la digue a été exécuté au moyen d’une grue circulant à l’avancement sur un chemin de roulement bétonné par elle-même, et calé sur l’ouvrage à la cote 2154 « la largeur en crête était insuffisante ». Cette grue était approvisionnée par wagonnets ou camions depuis la culée rive droite.

Enfin, en 1953 les derniers gros bétons ont été achevés, et le couronnement a été fabriqué et posé.

Le programme de bétonnage fut conditionné par le planning de mise en place par plots, des  coffrages métalliques « grimpants » de type BLAW-KNOX.

Barrage : 54.000 m2                              Digue :  8.800 m2

Couronnement : coffrages métalliques et bois

11.600 m2

Les meilleurs rendements furent obtenus au cours de la campagne 1952. Si l’installation relativement modeste, ne permit pas de grandes performances en « pointe », elle s’est néanmoins affirmée par sa régularité de production.

C’est ainsi que, pour les 31 jours du mois d’Août, avec un poste normal de jour et un poste réduit de nuit, le volume mis en place fut de 36.000 m3 donnant une moyenne journalière de 1.175 m3 avec une pointe de 1350 m3 et un creux de 870 m3.

Ce programme a imposé la nécessité de prévoir une installation répondant aux critères suivants :

1°) être rapidement montée ;

2°) assurer une production moyenne de 1.000m3/de béton/jour :

3°) présenter une sécurité absolue de fonctionnement, le chantier ne devait

connaître aucun arrêt dans le cours d’une campagne.

En ce qui concerne le premier point, la capacité de transport de la route pratiquement illimitée, permit de concevoir une installation à base de charpente métallique vite montée.

La sécurité de fonctionnement fut obtenue par le doublement des installations et la constitution de stocks importants.

A Suivre.

Crédits photos : Ville de Bagnères de Bigorre, Fonds photographique EYSSALET.

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