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Commune d’Ancizan (65) – Tour de France 2011.

Ancizan – Tour de France

1.       Présentation du village

Ancizan, est  ancien village fortifié de la vallée d’Aure dont l’existence ancienne est attestée par son nom provenant du latin Ancisius suivi du suffixe d’appartenance  –anum qui signifie domaine, = domaine d’Ancisius). Situé au pied du pic de l’Arbizon sur la partie la plus large de la vallée, il a longtemps profité de cette situation géographique, propice aux activités agropastorales.

Ancizan, comme l’ensemble de la vallée d’Aure, a dépendu des rois d’Aragon avant d’appartenir successivement aux comtés d’Aure, de Labarthe et d’Armagnac pour finir rattaché à la Couronne de France en 1475. Depuis environ le Xe siècle, il fait partie d’une association pastorale appelée Les Qautre Véziaux  (Les Quatre Voisins), qui gère les pâturages et les forêts. Aujourd’hui, Ancizan est un des villages de la Communauté de communes des Véziaux d’Aure.

  1. La prospérité d’Ancizan

Peu touché par les guerres de religion qui ont secoué la France au XVIe siècle grâce à son éloignement géographique, Ancizan profite de l’éveil économique dû à l’établissement de nouveau courant de transports par les Pyrénées. En effet, les cargaisons en provenance de l’Amérique et des Indes chargés d’or arrivent sur les côtes de l’Atlantique et empruntent par la suite la chaîne pyrénéenne pour remonter ces richesses vers toute l’Europe. De plus, la vallée d’Aure fournit aux villes en ruines et désireuses de se reconstruire le bois de qualité et en quantités inépuisables. Le bourg d’Ancizan s’agrandit, il se voit accordé la tenue d’un marché hebdomadaire et des foires plusieurs fois par an. Le travail industriel naît et prend une importance considérable : plus de 100 filatures y étaient installées jusqu’au XIXe siècle conférant au village le statut de centre de l’industrie drapière. Le succès des draps produits à Ancizan fut conséquent. La production locale de la laine ne suffisait pas et la matière première a été importée d’Aragon voisine à dos d’homme ou de mulet. Ces draps étaient, entre autres, vendus à la Marine royale mais aussi dans toute l’Europe et même jusqu’aux Indes aux XVIe et XVIIe siècles. Au XIXe siècle l’arrivée de nouveaux procédés de fabrication, apportant un rendement plus important, a provoqué le déclin de cette activité et a signé la fin de la prospérité du bourg qui comptait à cette époque plus de 1000 habitants.

  1. L’architecture du village, témoin du passé prestigieux

L’architecture du village et notamment les constructions datant du XVIe siècle témoignent de cette période riche et stable. Aujourd’hui, lorsqu’on se promène dans les rues d’Ancizan, on peut admirer les nombreuses demeures bourgeoises aux encadrements de portes et de fenêtres avec des linteaux et piédroits sculptés dans la pierre du pays. Leurs hauts murs en pierre surmontés d’une toiture d’ardoise, donnent à ces bâtisses une allure massive. Certaines maisons possèdent une tour d’escalier hors-œuvre dont la fonction symbolique rappelle l’architecture aristocratique des châteaux.

Par leurs richesses patrimoniales, les vallées d’Aure et du Louron, dont fait partie la commune d’Ancizan, ont été labellisées Pays d’Art et d’Histoire en 2008 par le Ministère de la Culture et de la Communication.

  1. Les Quatre Véziaux

Le village d’Ancizan constituait avec ceux de Cadéac, de Grézian et de Guchen les Quatre Véziaux – les Quatre Voisins. À travers cette structure ces villages géraient des bois et pâturages communs avec la vallée voisine de Campan. Cette association prend la forme d’un syndicat de communes en 1839 avec ses 4 membres initiaux, puis se transforme en communauté de communes en 1995 qui s’élargit en 2003 aux autres communes de la vallée d’Aure. La communauté de communes prend alors le nom de communauté de communes des Véziaux d’Aure.

Autrefois, le partage et la gestion de ce territoire a fait l’objet de nombreux différends entre les Quatre Véziaux et la vallée de Campan. Une vieille légende raconte que pour mettre fin à ce conflit, les habitants des deux vallées ont décidé de faire un combat dans lequel la limite des possessions serait définie par l’endroit où tomberait le vaincu. La vallée de Campan a présenté un colosse, nourri au poulet pendant trois mois, sûr de lui. Il était si grand et si teigneux qu’on le surnommait le Dogue. Les bruits qui couraient sur l’hercule ont découragé les plus téméraires dans la vallée d’Aure. C’est finalement Fréchou, un berger petit et chétif, qui a dû relever le défi. Voyant son adversaire, le Campanois s’écria : « Ecrivez, Messieurs de Campan, la montagne est à nous ! » Mais au premier choc le géant tomba et, agonisant, fut traîné par le berger. Les habitants de Campan criaient à leur colosse  « Crève, crève », en lui jetant les pierres dessus alors que le petit berger, encouragé par les Aurois, tirait le géant vers le bas. Enfin le malheureux vaincu a expiré à la Prade de Saint-Jean, de Payolle. C’est ici qu’une borne fut plantée définissant la limite des terres appartenant désormais aux Quatre Véziaux. Et cette légende reste toujours un hommage rendu à l’adresse contre la force brutale.

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