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Cinquantenaire de la S.H.E.M.: Annexe V.

Annexe V

Questions administratives

I. – Le Personnel

En 1930. le personnel S.H.E.M. était payé comme celui des industries électriques. Il n’avait pas de statut, et les salaires étaient augmentés (ou diminués, comme en 1935. au moment des décrets Laval) en même temps que ceux des cheminots, les directeurs de la société ayant toujours été des cadres supérieurs des chemins de fer. Après la création d’E.D.F. (en 1946), le personnel demanda en 1947 à bénéficier du statut du « personnel des industries électriques et gazières non nationalisées », comme il en avait le droit. Depuis cette époque les agents S.H.E.M. ont le statut E.D.F..

Sur les 16 agents S.H.E.M, il y en a 10 à Tramezaygues, 5 à Toulouse et 1 à Paris. Ceux de Tramezaygues sont presque tous originaires de la vallée. Recrutés, soit avec un C.A.P., soit sans métier précis, la S.H.E.M. les aide à se cultiver et plusieurs ont pu accéder à la maîtrise. Les chefs et sous-chefs d’usine sont actuellement des cheminots détachés, mais ces postes pourraient être tenus par des agents S.H.E.M., si leurs qualifications le justifient.

La cité de Tramezaygues, avec ses maisons, son foyer, son École (qui n’a presque plus d’élèves) forme un groupe qui essaie de vivre harmonieusement. Tous les agents ayant des autos, certains habitent chez eux dans la vallée. C’est l’hiver que les rigueurs du climat rapprochent les gens: la neige et les avalanches sur la route sont toujours à craindre. L’absence du soleil pendant plus de trois mois est particulièrement pénible. Chaque semaine, s’il fait beau, on emmène les enfants faire du ski au soleil. Chaque semaine également. le petit car S.H.E.M. accompagne les femmes au marché de Lannemezan, été comme hiver. Ces dernières peuvent partiellement habiller leurs enfants ou se faire quelques robes avec l’aide d’un professeur de coupe et couture qui vient au foyer chaque mois.

Mentionnons également les visites médicales gratuites pour tous et obligatoires pour les plus jeunes.

Dans une cité comme Tramezaygues, très isolée (le village le plus proche, Loudenvielle, est à 9 km) le rôle du chef de centrale, qui doit veiller à tout, est très important. En dehors de son travail technique, il lui appartient de représenter la S.H.E.M. auprès des autorités locales, d’organiser les transports (en particulier scolaires, de veiller au bon état d’entretien des logements, d’aplanir les différends qui peuvent surgir, de gérer le foyer… Il fait ainsi un métier complet et passionnant, où sa femme peut l’aider efficacement.

II. – Administration de la société

Le Président actuel de la S.H.E.M. est M. Jean Dupuy, Directeur Général-Adjoint de la S.N.C.F. et le Directeur Général M. Henri Molins, Chef du Département Énergie S.N.C.F..

Les Présidents successifs on été:

De juillet 1929 à Mars 1941,

M. Tirard. Directeur à la Compagnie du Midi (jusqu’en 1934)

De Mars 1941 à février 1948,

M. Leclerc du Sablon, Directeur à la S.N.C.F..

De février 1948 à juin 1957:

M. Dugas, Directeur des Études Générales S.N.C.F.

De juillet 1957 à juin 1961.

M. Chamayou, Chef de l’Énergie Électrique S.N.C.F.

De juin 1961 à octobre 1976 :

M. Hutter, Directeur, puis Directeur Général Adjoint à la S.N.CF.

Depuis octobre 1976 :

M. Dupuy

Les Commissaires aux Comptes sont : M. Jacques

Naudy et M. Maurice Fausse.

Les 145 000 actions sont réparties comme il suit, en dehors des 20 actions de chaque administrateur:

S.N.CF………………………………………………. 117122

E.D.F. . . . .                    . . . . . . . . …………………………….. 18560

Péchiney Ugine Kuhlmann … . . . . . .                   7 930

Caisses des Dépôts et Consignations. . . .               1 188

La S.N.C. F. est représentée au Conseil par MM.  Dupuy, Président, Hutter, Vice-président, Bouley,

Decoudun, Laurenceau, Molins, Wiszniak.

ED.F. par MM. Jourdet et Maurin.

P.U.K. par M. Yelnik.

Le 14 septembre 1979: 50 ans après, trois « vétérans » à Caillaouas

Messieurs Mestre (ancien inspecteur des travaux)

Puyo (stagiaire à Caillaouas en 1932, ancien directeur général de Neyrpic)

Serisé (ancien ingénieur chef des travaux)

III. – Problèmes financiers

La S.H.E.M qui a investi presque sans interruption depuis sa création, a vu sa situation financière varier fréquemment. Au moment des grands travaux, la société s’endettait; puis se renflouait dès que le bénéfice de nouveaux équipements se faisait sentir.

Les débuts furent particulièrement difficiles, car la « crise» de 1934-1935 arriva peu après le démarrage du Louron. Il y avait alors un excédent d’énergie électrique, et « thermiciens et hydrauliciens » se disputaient les clients. La production de la S.H.E.M. resta faible pendant toute cette période (voir tableau) et les recettes également.

Avant la nationalisation de l’électricité, la S.H.E.M. a été actionnaire de plusieurs sociétés: U.P.E.P.O., M.O.P.Y.R., etc.., qui ont toutes disparu. Ces participations furent « réalisées» après la création E.D.F., afin de financer les investissements.

C’est dans ce but également qu’en 1951, les créances de l’État de 1,2 million par an, dues au titre de la loi de finances du 31.3.1931 (voir chapitre III)) furent mobilisées auprès de la Caisse des Dépôts. Comme il restait douze annuités à recevoir, la S.H.E.M. se procura ainsi 14,4 millions. Or, la loi de finances du 31.12.1953, art. 60, stipula que « les annuités allouées à certaines sociétés de production d’énergie électrique… cesseront d’être versées à ces sociétés. Cesseront à la même date les redevances versées… à titre de remboursement des annuités… ». La S.H.E.M. n’eut plus qu’à rembourser la Caisse des Dépôts, parfois avec un certain retard; ce qui explique la présence de M. Bresson, Commissaire du Gouvernement, jusqu’en 1969.

En 1929 et 1930, ce sont les souscriptions des actionnaires qui financèrent la construction de Tramezaygues et Lassoula, ainsi que les avances du Midi. Par la suite, la S.H.E.M. emprunta sur le marche financier: 30 millions en 1951 pour Pou­chergues-Aygues-Tortes, remboursés en 1953.

L’équipement des Aveillans, qui coûta environ 500 millions (sans intérêts intercalaires) nécessita un emprunt bancaire de 150 millions en 1954 : en 1959, la dette était éteinte.

IV. – Capital et budget

Le capital de la S.H.E.H. a évolué de la façon suivante:

A la création en juillet 1929 :

20 millions (20 000 actions de 1 000 F)

Le 29 avril 1930:

40 millions (40 000 actions de 1 000 F)

Le 3 septembre 1930 :

60 millions (60 000 actions de 1 000 F)

Le 6 décembre 1931 :

75 millions (75 000 actions de 1 000 F)

Le 20 juillet 1948 :

145 millions (145 000 actions de 1 000 F) par incorporation d’une partie de la réserve de réévaluation

Le 17 juillet 1952 :

290 millions (145 000 actions de 2 000 F) par incorporation de réserves

Le 17 juillet 1957 :

580 millions (145 000 actions de 4 000 F) par incorporation de réserves

Le 22 mars 1972:

21,75 millions (145 000 actions de 150F) par incorporation d’une partie de la réserve de réévaluation

Le 5 juin 1975:

20,3 millions (145 000 actions de 140 F), ce qui dégage 1,45 million.

L’augmentation de capital de 1972 avait été considérable et était destinée à soustraire la réserve de réévalution à une prochaine taxation.

La diminution de capital de 1975 était indispensable pour pouvoir payer un dividende (la trésorerie étant à l’aise).

Plusieurs réévaluations eurent lieu, conformément aux dispositions légales. L’avant-dernière , en 1962, fut effectuée par un Inspecteur des participations financières S.N.C.F., M. Maurice FOUSSE (actuellement commissaire aux Comptes); il eut de très grandes difficultés pour reconstituer les coûts initiaux des investissements, beaucoup d’archives ayant disparu; mais le résultat fut accepté par le service des Impôts. Une autre réévaluation eut lieu en 1978, mais, jusqu’à maintenant, elle est un peu « fictive », n’ayant aucune incidence financière.

Il est à noter que, ces dernières années, le dividende par action s’est élevé à:

4 F net en 1963, 1964, 1965;

4F et 2F en 1966, 1967, 1968, 1969;

4,50F et 2,25F d’avoir fiscal en 1970, 1971, 1972;

6,75F et 3,375F d’avoir fiscal en 1973;

6,80F et 3,40F d’avoir fiscal en 1974;

8 F et 4 F d’avoir fiscal en 1975;

9 F et 4,50F d’avoir fiscal en 1976;

9,50F et 4,75F d’avoir fiscal en 1977;

10,30F et 5,15F d’avoir fiscal en 1978;

12F et 6F d’avoir fiscal en 1979;

A titre indicatif le chiffre d’affaire de la S.H.E.M. a atteint en 1978: 14.4 millions de recettes (T.V.A comprise) dont 11.3 d’énergie électrique, 0.9 de produits financiers et de 2.2 de T.V.A.

On sait que la T.V.A. payée sur la plupart des travaux et matières est récupérée sur celle due à l’État.

Les grandes masses de dépenses sont:

Le personnel: 1.6 million

Impôts et taxes: 4.3 millions

Travaux: 1.7 million

Frais divers: 0.3 million (pompage et frais de gestion)

Amortissements: 3.1 millions dont 2 d’amortissements industriels et 1.1 de reconstitution de capital.

V. – Divers

Un poste de dépenses nous avait inquiété il y a quelques années: celui des impôts locaux dont la croissance annuelle était comprise entre 15 et 20 % ! A ce rythme, et sans l’augmentation sensible du prix de vente de l’énergie, nous avions calculé qu’en 1990 la S.H.E.M. serait irrémédiablement déficitaire chaque année. Ce petit exemple montre la vanité des prévisions à long terme…

Les prix de vente de l’énergie ne  posent plus de problème: ils suivent les prix E.D.F. Les relations avec la S.N.C.F. sont nécessairement faciles; en particulier les prestations de service de la S.N.C.F. à la S.H.E.M. sont effectuées par les agents détachés.

Par contre, il existe toujours de petits litiges locaux, en particulier avec les 4 Véziaux; il y eut des procès avec eus et avec d’autres propriétaires lorsque la S.H.E.M. s’implanta dans le Louron et lorsqu’elle s’étendit (Pouchergues Aygues Tortes). Indemnisés légalement, ils ont toujours tendance à remettre les accords, ou les jugements, en question.Il leur est difficile d’admettre que le Louron n’est plus une vallée totalement isolée. C’est aux dirigeants S.H.E.M. et aux chefs de centrale de comprendre leur mentalité et de faire preuve de patience dans le règlement des différends qui peuvent apparaître.

1977: La cité de Tramezaygues

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