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Cap de Long – Un chantier moderne

Cap de Long – Pragnères

L’eau au sommet de sa force

CAP DE LONG : Un chantier moderne

Les Cités provisoires

Les cités provisoires destinées au logement des ouvriers et cadres (célibataires seulement) ont été installées sur le chantier même, sous la forme de baraquements préfabriqués en bois ou béton d’un seul niveau, répondant aux prescriptions du règlement du 28 novembre 1946 qui régit les conditions de vie des travailleurs sur les chantiers de barrages et de chutes d’eau.

les cantonnements mis en place devaient permettre de loger l’effectif de pointe du chantier, atteint pendant la campagne d’installation de 1949, soit 1 000 hommes. dans ce but il a été installé la surface ci-après de baraquements.

SURFACES COUVERTES
Installée par EDF en travaux préparatoires Installée par l’Entreprise en complément
- Préfabriqué en bois 1 550 m2 3 320 m2
- Préfabriqué béton 1 180 m2 800 m2
Soit: 2 730 m2 4 120 m2
TOTAL 6 850 m2

Hivernage

Avant l’abandon du chantier pendant les mois d’hiver, quelques précautions étaient prises pour consolider les baraquements:

  • mise en place de contrefiches destinées à limiter les déformations transversales des bâtiments sous la poussée de la neige accumulée coté montagne.
  • ceinturage des bâtiments par câbles fixés au sol, passant par dessus les toitures.

Malgré ces précautions trois baraquements ont été en partie détruits au cours des différents hivers.

Alimentation des chantiers en énergie électrique.

L’énergie électrique était fournie par la centrale d’Eget (SNCF). La puissance totale maximum installée au chantier était de 3 500 KVA. la ligne a été installée par Forclum.

Dérivation provisoire

C’est l’ancienne galerie dite  » de l’Agriculture » qui fut utilisée.

La carrière

Le seul emplacement possible de carrière compatible avec la position des installations de chantier se trouvait dans les falaises granitiques qui bordent la rive Sud-ouest du Lac de l’Oustalat à environ 800 à 1 000m du concassage primaire.

Cet emplacement comportait de graves inconvénients qui ont lourdement handicapé le chantier, particulièrement en 1951.

  • son exposition nord-est qui donnait un enneigement important obligeant à effectuer chaque printemps de gros travaux de déblaiement.
  • les pentes très raides du terrain qui ont rendu l’exploitation difficile et très onéreuse.

Emploi des sondeuses

Pour la première campagne de bétonnage (1950), l’Entreprise avait confié à BACHY l’exécution de mines profondes férées à la sondeuse rotative ou au trépan.

La préparation du chantier de forage a nécessité, en vue de l’amenée et du déplacement du matériel, la création en plein roc, de voies d’accès et de plates-formes jugées très onéreuses

D’autres part, la roche étant très diaclasée, et le front n’étant pas suffisamment allongé, il a été très difficile de rester maître d’un tir; il est arrivé, par exemple, qu’une ligne de trous préparés à l’avance, soit emportée partiellement par le tir de la ligne située en avant. Il en résultait notamment un fractionnement très faible en sautage primaire qui obligeait à un pétardage très important.

Emploi des wagons drill

Les blocs de pierre obtenus au premier sautage nécessitaient d’être débités à nouveau pour satisfaire à la granulométrie exigée par le concasseur primaire.

L’importance du débitage (1 pétard par m3 de béton) qui suivait les sautages primaires en carrière a conduit l’Entreprise à organiser ce travail en plusieurs  ateliers autonomes susceptibles de replis et de mises en chantier rapides entre chaque tir de pétardage.

Chaque atelier était équipé de 7 marteau léger L.37 Montabert.

Les fleurets étaient de type vulcanus monoblocs à taillant de 33 mm en acier au carbure de tungstène et de longueur 0.50 m et 0.80 m.

Chaque pétard comportait le forage d’un trou de 0.25 m de profondeur et était chargé avec une cartouche de 40gr de tolamite.

Chargement en carrière

Les engins de chargement utilisés en carrière ont été les suivants:

Pelle RUSTON BUCYRUS,

  • Poids total: 124 T,
  • Tension d’alimentation : 3 000V alternatif,
  • Capacité du godet: 2,650 m3.

Pelle MENCK HAMBROK – Type SKODA

  • Tension d’alimentation 380 V alternatif
  • Capacité du godet: 1,500 m3

Pelle OSGOOD

  • Poids total 42 T
  • Moteur Diésel Carterpilar
  • Capacité du godet: 1,150 m3.

Transport au concassage

Le transport de la pierre depuis la carrière jusqu’au concassage primaire a été assuré par 6 DUMPERS du type KOERING portant 7 tonnes auxquels s’ajoutaient, en pointe, 5 camions DIAMOND aménagés, portant 15 tonnes.

Concassage et dépoussiérage

L’installation du concassage prévue pour un débit de 200 tonnes/heure comprend deux cellules jumelles pouvant théoriquement assurer, chacune, la totalité de cette production. En fait la production réelle maximum de chaque cellule était de 150 tonnes/heure.

En tête de l’installation se trouvent un concasseur à machoires HUMBOLDT de 85 tonnes et un concasseur giratoire C.E.I.P 110 de 79 tonnes.

A la sortie de la station les matériaux sont reçus dans des silos de capacité réduite: 1 800 tonnes.

Fournisseurs

  • La charpente métallique du bâtiment ainsi que les trémies et goulottes ont été fournies et montées par SIEBERT (Sarrebrück). poids de la fourniture 300 tonnes.
  • Le matériel de de concassage ( sauf le primaire à mâchoires) a été fourni par la Compagnie d’Entreprises Industrielles (C.E.I)
  • Le matériel de dépoussiérage est une fourniture TUNZINI.

Transports des matériaux concassés

Le transport des agrégats depuis le concassage jusqu’aux centrales à béton est assuré par deux tapis transporteurs parallèles (sous abri), de 270 m de longueur, de 1 m de largeur, animés d’une vitesse de 1 m/sec, permettant un débit de 300 T/heure.

Centrales à béton

Les tapis transporteurs principaux aboutissent en tête d’une tour de stockage alimentant elle-même par des tapis secondaires une centrale haute (cote 2125) et dans la première phase du chantier une centrale basse (cote 2102).

Chaque centrale permet le stockage de 400 m3 d’agrégats et de 70 tonnes de ciment.

La préparation du béton s’effectue dans une des deux bétonnières de 2 500 litres qui équipent chacune des centrales. La capacité de production par centrale est de 34 gâchées à l’heure donnant 55 m3 de béton en place environ.

Fournisseurs

Soubassements: SEIBERT (Sarrebrück), Centrales à bétons: FOURRAY.

Poids par centrale: Soubassement 37 T, Centrale 74 T, 2 bétonnières 20 T.

Ponts de service

Le bétonnage du barrage a été effectué à partir de deux passerelles calées respectivement aux côtes 2 102 et 2 125, destinées à permettre le déplacement des grues WEITZ et la circulation des convois automobiles transportant le béton.

Mise en place du béton

Bennes

Le béton est chargé par gravité sous les centrales à béton dans des bennes de 1600 litres COFFRAL à ouverture intégrale et manuelle par en dessous .

Transport

Le transport des bennes était assuré par des microtracteurs fabriqués par la Société LORRAINE à LUNEVILLE tirant chacun une remorque de 4 m de longueur susceptible de porter deux bennes (une vide et une pleine). Pour des raisons de stabilité, la benne pleine devait toujours être à l’avant du convoi.

Les manœuvres se déroulaient de la manière suivante:

  1. La benne vide placée à l’avant de la remorque est remplie sous la tour à béton.
  2. Le convoi va se placer devant la grue WEITZ à approvisionner de telle manière que celle-ci puisse décharger à l’arrière de la remorque la benne vide ouverte remontée du plot.
  3. Le convoi recule légèrement pour permettre à la grue de prendre la benne pleine.
  4. Au moyen d’un treuil électrique fixé sur le fût de la grue, la benne vide est refermée puis soulevée de la remorque. Le convoi recule légèrement et la benne vide est reposée à l’avant.
  5. Le convoi repart alors au chargement sous la tour à béton.

Ces manœuvres qui sont nombreuses, immobilisait le convoi devant la grue pendant 3 minutes au maximum; elles n’ont en général pas gêné la cadence de bétonnage.

Grues de mise en place

L’amenée des bennes sur les plots était assurée par des grues WEITZ de 90 T/m ayant une portée et une hauteur sous flèche de 30 mètres. Deux des grues avaient été surélevées à 42 m  pour faciliter la pose du couronnement préfabriqué du barrage.

Ces grues peuvent porter des bennes de 1 600 litres jusqu’à environ 20 mètres. Pour le travail en bout de flèche, dans les parties basses du barrage, les bennes étaient remplies aux 3/4 seulement.

Le chantier était équipé de 20 bennes Coffral, 10 microtrateurs Lorraine ert 5 grues WEITZ.

Coffrages

Les coffrages utilisés étaient du type coulissant Blaw-Knox permettant des levées de 1,50 m de hauteur. Ce genre de coffrage est maintenu par des poutres de 3 m de haut qui présentent une dépouille à leur partie basse permettant une bonne souplesse pour le réglage des parements à fruit variable. les poutres sont elles-mêmes tenues par des boulons vissés dans des écrous abandonnés dans le béton de la levée sous-jacente.

Le relevage d’une levée de coffrages était effectué en une fois au moyen de 5 petites grues tripodes amenées sur le plot contre le coffrage et ancrées à leur arrière dans le béton.

Alimentation en ciment

Le ciment utilisé (C.P.A. 250/315) était transporté en vrac, par wagons spéciaux RICHARD depuis l’usine jusqu’à la gare d’ARREAU-CADEAC, où il était déversé directement par gravité dans une fosse aménagée à cet effet.

Il était repris dans cette fosse par une pompe Fuller de 8″ fixe alimentée par vis et refoulé dans deux silos de 500 tonnes chacun.

Il était ensuite chargé par gravité dans des camions DIAMOND à caisse spécialement aménagée pouvant contenir 15 tonnes et transporté directement au chantier de Cap de Long où il était  déversé par gravité dans 4 silos de stockage de 500 tonnes chacun.

De là il était refoulé jusqu’aux centrales à béton par deux pompes FULLER fixes de 6 « .

Organisation de la gestion du matériel

Sur le chantier, la consigne imposée par Monsieur Pierre LAURENS, Responsable des EITP, établissait qu’aucune rupture d’activité ne devait avoir lieu.

C’est la raison pour laquelle toutes les pièces détachées des engins présents sur le chantier étaient disponibles en double exemplaires. Parfois des installations elles-mêmes étaient doublées pour parer une panne éventuelle.

Archives EDF – Photos Fonds photographique Eyssalet- Ville de Bagnères de Bigorre_   Contribution Joseph Brunet.

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